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Un premier vol transatlantique d’Air France alimenté au biocarburant attendu à Montréal

Un premier vol transatlantique d’Air France alimenté au biocarburant attendu à Montréal
Photo d'archives, AFP

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Un avion d’Air France alimenté en partie avec de l’huile de cuisson usagée était attendu à Montréal en après-midi, mardi.

Le vol Air France 342, assuré par un appareil Airbus 350, a emporté dans ses réservoirs 16 % de biocarburant pour cette première historique, ce qui promettait d’éviter l’émission d’environ 20 tonnes de CO2 sur la durée du voyage.

Cette démonstration représente un pas de plus pour Air France, qui vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 50 % sous celles de 2005 d’ici 2030.

En l’occurrence, le biocarburant utilisé pour le vol de mardi a été produit par le groupe français Total.

«La fourniture en carburant de l’avion a été effectuée au moyen du premier camion avitailleur 100 % électrique, développé en France avec l’expertise de Total, et l’ensemble des engins de piste utilisés par Air France étaient également entièrement alimentés à l’électricité», a souligné le transporteur.

L’Airbus 350, de son côté, consomme 25 % moins de carburant que les appareils qu’ils remplacent chez Air France.

«Le Groupe Air France-KLM, est engagé de longue date dans la réduction de son empreinte environnementale. Les carburants aériens durables constituent, avec le renouvellement de notre flotte, le principal levier accessible à moyen terme pour réduire de moitié nos émissions de CO2 par passager/km d’ici à 2030», a commenté le directeur général de l’entreprise, Benjamin Smith.

Le choix de Montréal pour ce premier vol n’est pas non plus anodin. La métropole représente à la fois l’une des principales escales outremer d’Air France, en plus d’accueillir le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

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