/finance
Navigation

Indice des prix à la consommation: l’essence fait bondir l’inflation en avril

Essence
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Les prix de l’essence, qui sont touchés par les effets de glissement annuel inhérents à la COVID-19, ont augmenté de 62,5 % d’une année à l’autre en avril, soit la «plus forte hausse d'une année à l'autre jamais enregistrée», a indiqué Statistique Canada, mercredi, au moment de dévoiler les plus récentes données de l’Indice des prix à la consommation (IPC).

• À lire aussi: Les travailleurs de la construction votent pour un mandat de grève

• À lire aussi: Les exportations et importations reprennent au Québec

En avril 2020, les prix de l’essence avaient chuté de 15,2 % d’un mois à l’autre en raison de surplus accumulés par une consommation en fort recul, la pandémie ayant entraîné un confinement et le début massif du télétravail.

Le mois dernier, les prix des transports ont progressé de 9,4 %, devant les prix des logements (+3,2 %) ainsi que les prix des soins de santé et des soins personnels (+3,0 %).

«Même si le taux annuel d’inflation devrait reculer graduellement au cours des prochains mois avec la disparition des effets associés à l’essence, les risques demeurent orientés à la hausse en raison des pressions découlant des nombreux déséquilibres. Il reste à voir si ces déséquilibres s’estomperont au cours des prochains mois avec le déconfinement graduel», a analysé l’économiste principal de Desjardins Benoit P. Durocher.

L’Indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 3,4 % d’une année à l’autre en avril, son bond le plus rapide depuis mai 2011.

«Une part importante de cette augmentation est attribuable à la baisse marquée des prix observée en avril 2020 puisque l'IPC mensuel a augmenté de 0,5 % en avril 2021», a mis en contexte Statistique Canada. En mars, l’IPC avait crû de 2,2 %.

La hausse de 3,4 % d’avril dernier contraste avec la situation ayant prévalu le même mois de l’an dernier, alors que le pays venait de plonger dans la première vague de la maladie à coronavirus. L’IPC avait diminué de 0,2 % d’une année à l’autre en avril 2020, marquant la première baisse en plus d’une décennie, a rappelé l’agence fédérale.

«En raison de la baisse généralisée des prix observée en 2020, les effets de glissement annuel continuent d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation des prix à la consommation, ce qui a contribué à la forte accélération enregistrée en avril 2021», a-t-on indiqué.

À VOIR AUSSI: