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Marie-Michèle Gagnon veut poursuivre sur sa lancée

La skieuse québécoise Marie-Michèle Gagnon
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean La skieuse québécoise Marie-Michèle Gagnon

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Marie-Michèle Gagnon a connu l’une de ses meilleures saisons avec l’équipe nationale de ski alpin, enregistrant notamment une troisième place au super-G de Garmisch-Partenkirchen et une sixième aux Championnats du monde de Cortina d’Ampezzo. Ses résultats ont été récompensés récemment par Canada Alpin, qui l’a nommée athlète féminine de l’année.

«C’est un honneur pour moi, a dit d’emblée la skieuse de 32 ans, de Lac-Etchemin, en entrevue avec l’Agence QMI. L’année dernière, j’avais eu de moins bons résultats et je m’étais uniquement qualifiée pour l’équipe B.»

Cette rétrogradation a été pour elle un «wake-up call». Gagnon s’est donc entraînée avec ardeur pendant l’été 2020 sur les glaciers européens avec les meilleures coureuses au monde. Elle a alors atteint des résultats très satisfaisants. «Je savais que j’étais dans les meilleures, mais il fallait que j’améliore mon dossard de départ», a-t-elle expliqué.

L’ordre de départ a un impact certain sur les chances de gravir les marches du podium, notamment à cause des conditions de la piste. Plus une coureuse attaque la piste tôt, meilleures sont ses chances de succès. «Quand j’ai fait mon podium à Garmisch, je suis entrée dans le top 20», a expliqué la skieuse québécoise, améliorant de facto son dossard de départ.

Gagnon a aussi changé «quelques petites choses» en 2021, comme son entraîneur et son fournisseur d’équipement, ce qui a contribué à l’amélioration de ses performances. «Il [le nouvel entraîneur] est très bon avec la communication et sur la piste aussi», a-t-elle affirmé.

Une question de confiance

Par ailleurs, Gagnon est passée de la marque Rossignol à la marque Head, un matériel reconnu pour les épreuves de vitesse telles que le super-G et la descente dans lesquelles elle se spécialise désormais.

Ces ajustements ont rapidement porté fruit en piste et galvanisé la confiance de la Québécoise.

«Quand tu pousses les limites de la vitesse, c’est plus un aspect mental. Il faut que tu sois à l’aise en allant très vite.»

S’entraînant présentement à Lac Tahoe, en Californie, Gagnon continue de repousser ses limites dans d’autres sports, comme elle l’avait fait l’année dernière pendant sa préparation.

«Une des raisons, selon moi, pourquoi la saison passée a été bonne, c’est que je me poussais beaucoup pendant l’été [...] Je faisais des choses qui étaient hors de ma zone de confort», a dit Gagnon, qui a notamment fait des sauts en vélo de montagne.

«Notre sport, c’est un sport extrême [...] Je ne voulais pas passer tout l’été dans ma zone de confort et arriver en ski et me dire, ‘’bon, là faut que j’y aille’’.»

Pékin 2022

Gagnon espère poursuivre sur sa lancée en 2022, entre autres aux Jeux olympiques de Pékin.

«Tout le monde rêve à la médaille et moi aussi. Mais la seule façon de se rendre-là, c’est de performer à son meilleur. Je n’arrive pas là en pensant : ‘’ok, il faut que j’aie une médaille’’. Ce serait juste un bonus», a admis la Québécoise, qui ne doute toutefois pas de ses capacités.

«Je sais que j’ai les habiletés pour être sur le podium [...] Il faut toujours que tu crois en toi en tant qu’athlète», a affirmé la skieuse, qui a terminé la saison 2021 au neuvième rang mondial en super-G.