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Le producteur Luc Wiseman s’expose à une peine sévère

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La nouvelle a eu l’effet d’une bombe pour le milieu télévisuel vendredi: le producteur Luc Wiseman a été accusé de divers crimes de nature sexuelle. 

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Il fait face à des chefs d’accusation d’agression sexuelle sur une mineure, d’attouchements sexuels, de possession et production de pornographie juvénile et de voies de fait.

Le producteur de Tout le monde en parle s’expose à une peine minimale d’un an, mais qui pourrait aussi aller jusqu’à 14 années d’emprisonnement.

Selon la juge à la retraite Nicole Gibeault, il est peu probable que, dans le cas d’un verdict de culpabilité, l’accusé ne soit incarcéré que durant 12 mois.

«Ces accusations sont tellement sérieuses que même s’il était trouvé non coupable sur un ou deux chefs, c’est fort possible que le tribunal veuille appliquer une sentence consécutive, donc plus qu’un an» a-t-elle expliqué en entrevue au TVA Nouvelles.

Dans le cas d’une agression sexuelle sur une mineure, les jugements sont plutôt sévères, assure Nicole Gibeault.

«Au printemps 2020, la Cour suprême a été tranchante là-dessus. En ce qui a trait aux agressions sexuelles sur des mineurs, on demande d’appliquer les critères de la dénonciation, de la dissuasion et de peser fort sur le crayon des sentences», affirme-t-elle.

Libéré sous condition

Luc Wiseman comparaîtra au palais de justice de Montréal le 23 juin.

D’ici là, le producteur a été libéré sous condition; une décision qui allait de soi, selon Nicole Gibeault.

«Quand on demande un mandat visé, c’est automatique: c’est pour qu’il n’y ait pas d’incarcération, parce qu’on a pris les dispositions préalables. On sait qu’il n’a pas d’antécédents, on connaît son adresse et on n’a pas de craintes», indique la juge à la retraite.