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Prêt pour un été au jardin?

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Avec cette pandémie qui restreint les déplacements, bon nombre d’entre nous vont probablement passer l’été dans la cour. Bien entouré de végétaux, ce sera assurément un bonheur de profiter d’un peu de calme et de fraîcheur sur la terrasse ou sous la pergola cet été. Voici quelques suggestions pour végétaliser votre cour sans emprunter les sentiers battus et en faire une véritable oasis urbaine !

Aménagement comestible 

Que diriez-vous si votre cour ou votre terrasse étaient constituées d’un aménagement paysager productif permettant de vous nourrir ? Qu’au lieu d’y retrouver uniquement des plantes ornementales, y poussaient aussi des arbustes fruitiers, des plantes potagères, des fines herbes et des fleurs comestibles ?

Vous pouvez transformer votre cour en aménagement paysager gourmand en y introduisant des végétaux comestibles tels que des arbres à noix, des arbres et des arbustes fruitiers, des légumes, des fines herbes, des fleurs comestibles et des végétaux médicinaux. Ainsi, votre aménagement paysager ne sera donc plus uniquement ornemental, il pourra maintenant être utilitaire, écologique et améliorer votre qualité de vie, notamment en permettant la production d’aliments sains, frais et savoureux.

Jardin comestible
Photo courtoisie, Albert Mondor
Jardin comestible

Un des moyens les plus faciles d’introduire des plantes comestibles dans un jardin ornemental existant est assurément de les cultiver en contenant. Cultivées en bac, en pot ou dans des boîtes à fleurs, les plantes potagères et les fines herbes peuvent ainsi être incorporées sans peine aux plantations qui composent un aménagement paysager classique.

Une foule de végétaux comestibles sont bien adaptés à la culture en contenant. Les fines herbes et les légumes-feuilles sont certainement les plantes potagères qui se cultivent le plus facilement en pot. De plus, ces dernières années, de nombreux cultivars d’aubergines, de concombres, de poivrons et de tomates de petite taille ont été spécialement développés pour la culture en contenant. Certains arbustes fruitiers comme le camérisier, le fraisier et le framboisier peuvent également être cultivés en pot.

Jardin comestible
Photo courtoisie, Albert Mondor
Jardin comestible

Une autre méthode simple permettant d’intégrer des végétaux comestibles à un aménagement existant est d’en planter quelques-uns dans les plates-bandes en compagnie des plantes ornementales typiques, un peu comme on le fait chaque printemps dans le cas des fleurs annuelles. Petit à petit, il sera possible d’en venir à transformer votre aménagement ornemental en jardin comestible et utilitaire.

Les plantes potagères qui arborent un joli feuillage, comme la bette à cardes, le kale et la laitue, peuvent être aisément intégrées aux plates-bandes de fleurs annuelles ou vivaces. Il en va de même pour la plupart des arbustes fruitiers de petites dimensions, tels que les camérisiers, les bleuetiers et les gadelliers par exemple. D’autre part, parmi les fleurs comestibles les plus faciles à cultiver, mentionnons les bégonias, les capucines, les hémérocalles, les hostas, les œillets, les pensées et les tagètes.

Culture à la verticale 

En plus de les cultiver en pot, vous pouvez aussi faire pousser vos fleurs annuelles ou vos légumes et fines herbes sur les murs de votre résidence ou sur la balustrade de votre balcon grâce à un système de végétalisation vertical. 

Mur végétalisé
Photo courtoisie, Albert Mondor
Mur végétalisé

Vendus dans certaines jardineries ou sur internet, la plupart de ces systèmes sont composés de casiers en plastique ou de pochettes en textile fixés à l’aide de vis. Il faut toutefois laisser un petit espace entre le mur de la maison et le système de végétalisation afin de permettre une certaine aération et éviter d’endommager le revêtement du premier.

Fines herbes sur escabeau
Photo courtoisie, Albert Mondor
Fines herbes sur escabeau

Plutôt que d’investir dans un système de végétalisation vertical, vous pouvez aussi cultiver vos fleurs et plantes comestibles sur un vieil escabeau en bois récupéré. Installez divers types de pots – n’hésitez pas à récupérer des vieilles boîtes de conserve – sur les marches de votre escabeau. Pour éviter que les pots tombent, fixez-les aux marches avec des vis.

Jardinage sur table 

Une nouvelle tendance horticole appelée jardinage sur table permet la culture de végétaux lorsqu’il n’est pas possible de le faire en pleine terre. Une table potagère permet également aux jardiniers handicapés qui se déplacent en fauteuil roulant ou à ceux qui n’arrivent pas à se pencher ou à s’agenouiller de profiter du plaisir de jardiner et de récolter des fines herbes et des légumes frais.

Table potagère
Photo courtoisie, Albert Mondor
Table potagère

Au-delà de l’aspect purement utilitaire de ce type de jardinage, on peut également créer un petit aménagement sur table simplement pour le plaisir. Cet été, vous pourriez donc donner une nouvelle vie à une vieille table en la végétalisant. Placée près de l’entrée de votre maison, elle servira d’accueil et donnera le ton. Mise en valeur dans un coin de votre jardin, elle deviendra alors un point focal, un élément vedette de votre aménagement paysager.

Vous pouvez utiliser seulement des plantes en pot et les cacher avec de la mousse ou des pierres. Vous pouvez également installer des rebords à votre table pour retenir le terreau ou acheter une table potagère préfabriquée et y planter directement les végétaux.

Matériaux écologiques 

L’époque où seule une poignée de matériaux, tels que le bois, la pierre et le béton, étaient rois dans les aménagements paysagers est maintenant révolue. Depuis quelques années seulement, le choix des matériaux paysagers a littéralement explosé. Les couleurs, les formes et les textures varient maintenant presque à l’infini. De plus, les matières écologiques, recyclées ou récupérées, sont plus prisées que jamais. 

À cause des multiples usages qu’on en fait actuellement, le saule est plus populaire et apprécié que jamais. On utilise entre autres des jeunes branches de saule pour créer des clôtures et des sculptures vivantes. Certaines entreprises fabriquent également des écrans faits de branches de saule mortes convenant parfaitement aux terrains résidentiels. Ces clôtures peuvent être composées de branches de saules avec écorce, dont l’allure est champêtre, ou écorcée et dont le look est plus urbain et contemporain. On peut également doubler ce genre d’écran d’un isolant acoustique épais qui assure une diminution importante des bruits provenant des rues et des routes.

Dalles alvéolaires
Photo courtoisie, Albert Mondor
Dalles alvéolaires

Récemment développé au Québec, le paillis de verre recyclé est fabriqué à partir de bouteilles et de contenants de verre finement concassés ce qui lui confère une texture ressemblant à celle d’un sable grossier. Sa couleur vert pâle – rappelant celle de la pistache – s’harmonise bien avec les végétaux et les matériaux qui composent généralement les aménagements paysagers. Ce matériau écologique et sans danger pour la santé humaine peut être utilisé comme revêtement pour les sentiers ou comme paillis dans les plates-bandes où sont plantés des végétaux bien adaptés à la chaleur et à la sécheresse, tels que les orpins ou la pérovskie.

Verre concassé recyclé
Photo courtoisie, Albert Mondor
Verre concassé recyclé

Divers types de pavés écologiques ont été développés et mis en marché ces dernières années. Parmi ceux-ci on retrouve les dalles alvéolées et les pavés perméables. Contrairement aux matériaux de béton typiques, les dalles alvéolées et les pavés perméables – faits de béton ou de plastique recyclé – permettent l’infiltration de l’eau de pluie dans le sol évitant ainsi qu’elle s’écoule jusque dans la rue et dans les égouts.

Il existe également des pavés écologiques faits de béton additionné de 20 % à 30 % de poudre de verre (appelée Verrox) provenant du recyclage de contenants et bouteilles de verre. Sans affecter la résistance et la durabilité du béton, la poudre de verre permet de remplacer une importante portion de ciment et de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre.