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Moquez-vous si vous le souhaitez, mais souvenez-vous que...

Campeau 2205
Photo courtoisie Les chasseurs et les pêcheurs trouveront plusieurs trucs pour minimiser les impacts que peuvent avoir leurs activités préférées sur leur santé physique.

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Tout le monde sait qu’il y a de nombreuses blessures professionnelles et des troubles musculosquelettiques occasionnés par la surexploitation de certaines parties du corps humain.

Par exemple, un travailleur qui fait du marteau-piqueur deux journées par année, comparé à un autre qui manipule un tel outil plusieurs jours par semaine, aura beaucoup moins de risques de ressentir ultérieurement des malaises directement liés à l’utilisation de cet engin.

Comparatifs

La chasse et la pêche sont des activités qui ne sont habituellement pas aussi physiques. Les gens s’adonnent à leur sport de plein air préféré pour relaxer et espérer faire de belles récoltes.

Tout comme notre travailleur de tantôt, si vous passez quelques jours seulement par année dans une chaloupe ou dans un mirador, vous aurez peu de chances de vous blesser.

Certains de mes copains passent plus de 30, 40, voire 50 jours par année à arpenter l’arrière-pays ou à naviguer sur les lacs. 

Lorsque je parle avec ces adeptes qui, pour la plupart, ont 50 ans et plus, mis à part les poissons et les gibiers, le sujet qui revient le plus souvent est le tamalou, mot inventé qui signifie: tu as mal où? 

On se rend compte que des grands passionnés comme nous ont fréquemment des problèmes de dos, de cou, d’omoplates, d’articulations dans les bras, les mains, les jambes et les pieds, d’arthrose, d’arthrite, etc. Est-ce dû à la vieillesse ? Sans aucun doute !

Toutefois, la demande physique élevée et répétée de ces activités, dans des conditions souvent loin d’être idéales, contribue à une certaine dégradation.

Il y a 30 ans, comme plusieurs d’entre vous, j’aurais certainement pris un tel texte à la légère. Aujourd’hui, je prends des Tylenol extra-forts. Voici quelques conseils qui pourraient vous aider à avoir encore plus de plaisir et moins de maux.

Pour les pêcheurs

« Lorsqu’il y a beaucoup de vagues, les déplacements en embarcation occasionnent parfois de sérieux chocs au niveau de la colonne. De plus, dans bien des cas, vous ne ressentirez certains malaises que plus tard, lorsque d’autres situations viendront amplifier vos maux », explique le chiropraticien de Laval Sébastien Fortier. 

« Un bon moyen de contrer les contrecoups des grosses vagues, dans un environnement marin sécuritaire, consiste à se mettre “en petit bonhomme” sur vos pieds et à tenir les côtés avec vos mains. Vos jambes et vos bras serviront alors d’amortisseurs », ajoute ce spécialiste qui a obtenu une certification de haut niveau pour le traitement et le suivi des blessures sportives. 

Dans le même ordre d’idées, souvenez-vous qu’il existe des sièges à ressort ou avec suspension intégrée comme les ShockWave Seats avec base S5.

Après seulement quelques heures sur leur postérieur, la plupart des manieurs de canne ont tendance à rondir le dos et les épaules. Cette mauvaise posture entraînera quasi inévitablement de la fatigue musculaire et des raideurs au bas du dos ainsi qu’entre les omoplates. 

Le Dr Fortier suggère de garder le dos droit autant que possible et de contracter les muscles abdominaux pour verrouiller cette partie du corps qui s’étend des épaules jusqu’aux reins.

Lors des lancers, plusieurs passionnés effectuent, sans même s’en rendre compte, une motion éloignée du corps. Elle ressemble, jusqu’à un certain point, au lancer d’un joueur de balle néophyte. 

Le pêcheur aurait intérêt à favoriser des mouvements rapprochés de son axe central. Il s’assurerait ainsi de ne pas solliciter inutilement les muscles, les tendons et les ligaments de son coude et de son épaule et il évitera des épicondylites, des tendinites, etc.

L’utilisation d’une canne raide exige souvent plus d’efforts de la part du sportif, ainsi qu’un arrêt bref, pour la faire fléchir et catapulter les leurres. 

Ce genre de perche sollicite tout le haut du corps. Un modèle légèrement plus souple demandera moins d’ardeur et sera presque aussi performant au niveau des ferrages et de la distance des lancers.

Il a été prouvé que le soleil est l’une des principales causes du cancer de la peau. Ne lésinez pas et appliquez un écran solaire sur votre peau exposée.

Pour les chasseurs

Lorsqu’on est assis ou debout à attendre le gibier, notre corps se fatigue. Il faut savoir que ce dernier est conçu pour être soit en déplacement, soit en repos. 

Lorsqu’on a des raideurs ou des douleurs au dos ou des engourdissements aux jambes, le Dr Fortier conseille de contracter les muscles abdominaux pendant 4 à 5 secondes, à une dizaine de reprises, en faisant un bref relâchement entre chaque motion. 

Ces mouvements répétitifs réduiront la pression et toutes formes d’ankylose au bas du dos ainsi qu’aux muscles et aux nerfs qui y sont reliés.

Le sac à dos est fort pratique pour trimballer certains de nos équipements. Toutefois, s’il n’est pas bien ajusté pour votre gabarit, il risque inévitablement de vous blesser et d’occasionner des courbatures.

Une bonne paire de bottes fera souvent toute la différence. Mis à part la protection contre le froid, si vous devez vous déplacer sur de longues distances, vous devez être bien chaussé, sinon, vous pourriez développer une fasciite plantaire. Des douleurs aux genoux puis aux hanches et au dos pourraient s’ensuivre.

Des vêtements performants ne sont pas optionnels. Selon le site de Santé Québec, « ... souvenez-vous que lorsqu’on grelotte, les tremblements musculaires initiés par le corps pour se réchauffer en présence de froid ou d’humidité pourraient exercer une traction sur les structures articulaires malades et amplifier la douleur ».

À maintes et maintes reprises, lorsque j’étais plus jeune, nous faisions du tir au pigeon d’argile et sur cible. Nous ne portions évidemment pas de protection auditive. Disons qu’aujourd’hui, je commence à être un peu plus sourd de la feuille. Portez des bouchons, des coquilles ou autres appareils pour ne pas endommager votre ouïe.


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