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Ce qu’il faut retenir du Grand Prix de Monaco

Max Verstappen
AFP Max Verstappen

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Remporté par le pilote néerlandais Max Verstappen, un champion du monde en devenir, le Grand Prix de Monaco a été tout sauf spectaculaire dimanche.  

Comme c’est souvent le cas dans les rues de la principauté, on a eu droit à un véritable défilé du dimanche où tout dépassement était pratiquement impossible.   

On a l’impression que l’édition 2021 aura été l’une des pires de l’histoire. C’est bien beau, Monaco, avec son décor pittoresque et son ambiance inédite, mais dès que le signal du départ a été donné, il ne s’est rien passé.   

Ainsi, à part le tour initial, où de rares pilotes ont réussi, de peine et de misère, à gagner une ou deux positions, le premier dépassement n’est survenu qu’au 25e tour. Mais c'était un dépassement obligé, quand Verstappen a pris un tour au Russe Nikita Mazepin. Ce dernier n’avait pas le choix de laisser le passage au futur vainqueur.   

Notons aussi que seulement les sept premiers à l’arrivée ont parcouru les 78 tours réglementaires. Classé septième, Lewis Hamilton a concédé 68 secondes à son grand rival Verstappen.   

Marqué par aucune intervention de la voiture de sécurité ou drapeaux jaunes (des interruptions que tous auraient souhaitées), ce Grand Prix de Monaco aura été le plus rapide de l’histoire en vitesse moyenne. Et probablement, au risque de se répéter, le plus ennuyant aussi.   

Des points précieux pour Stroll et Vettel

Parti 12e sur la grille de départ, Lance Stroll a fait preuve de patience et d’une belle régularité à Monaco en ralliant l’arrivée au 8e rang. À bord d'une voiture chaussée de gommes dures au départ, le Québécois ne s’est arrêté qu’au 58e tour pour son seul ravitaillement. C’est donc quatre points précieux qui s’ajoutent aux cinq autres qu’il avait accumulés depuis le début de la saison. 

Mais la récolte est encore plus fructueuse pour son coéquipier Sebastian Vettel chez Aston Martin. Brillant 5e à Monaco, il inscrit ses dix premiers points au sein de sa nouvelle écurie et fait taire les mauvaises langues qui, non sans raison, avaient critiqué son rendement depuis sa venue chez les «Verts». Celui qui a réalisé d’ailleurs la meilleure performance de la journée parmi les quatre champions du monde du plateau devant Hamilton (7e), Kimi Raikkonen (11e) et Fernando Alonso (13e) a été désigné «pilote du jour». Un honneur mérité.   

Fiasco chez Mercedes

Lewis Hamilton a l’habitude d’encenser son équipe quand tout va bien. Mais le fiasco vécu par Mercedes à Monaco l’a fait sortir de ses gonds. «Nous avons été carrément mauvais, a-t-il indiqué sur les ondes du réseau britannique Sky Sports. Une bonne discussion à l’interne sera nécessaire, a renchéri celui qui a cédé la tête du championnat à Verstappen. Il faudra travailler ensemble pour revenir plus forts.»  

Son pauvre partenaire chez Mercedes, Valtteri Bottas, a beau avoir été blâmé depuis le début de la saison, il n’a, cette fois, rien à se reprocher. Au 31e tour, il est entré dans les puits pour son changement de pneus, sans toutefois en ressortir. La faute à l’écrou de la roue avant droite de sa monoplace qui n’a jamais voulu se desserrer. Le malheureux Finlandais n’est plus que quatrième au classement des pilotes après les cinq premières étapes de la saison derrière Verstappen, Hamilton et Lando Norris.   

Vrai ou faux? 

Auteur de la position de tête la veille, avant d’encastrer sa Ferrari dans le mur en toute fin de séance de qualifications, Charles Leclerc n’a jamais disputé la course devant son public. 

À son tour de reconnaissance avant de rejoindre la grille de départ, le pilote monégasque a rapidement réalisé que l’impact de samedi avait causé plus de dommages que prévu. 

Mais les responsables de l’écurie ont minimisé les dégâts en affirmant que la boîte de vitesses de sa monoplace n’avait pas été touchée. Un remplacement de ladite pièce l’aurait rétrogradé de cinq places sur la grille de départ, ce que Ferrari, surtout à Monaco, voulait éviter. 

Autant Leclerc que la Scuderia ont fait savoir plus tard que cette composante n’était pas la cause de son forfait, mais plutôt «l’arbre de roue gauche qui a cédé». 

Vous n’êtes pas obligés de les croire... La boîte de vitesses d’une F1 est fragile et très vulnérable quand un accident de la sorte survient. Dans la majorité des cas, son remplacement est en effet inévitable.  

Ricciardo ne sourit plus  

Le pilote au sourire contagieux ne... sourit plus. Autant l’Australien, toujours considéré comme l’un des plus doués en F1, a connu un beau parcours l’année dernière au volant d’une Renault, autant il en arrache depuis son arrivée chez McLaren en 2021.  

Au 52e passage, ultime affront, son coéquipier Lando Norris lui a pris un tour au Grand Prix de Monaco, une épreuve qu'il avait gagnée en 2018. Au finish, le Britannique grimpera dimanche sur la troisième marche du podium alors que Daniel Ricciardo se contentera d’une décevante 12e place.