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Virage vert : une stratégie payante pour les entreprises

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Technologies vertes, réduction des gaz à effet de serre (GES), décarbonisation de l’économie: ces termes s’entendent dans les bureaux et sur le terrain d’organisations innovantes, prêtes à profiter des avantages d’améliorer son empreinte écologique.

« Aujourd’hui, la majorité des directions d’entreprises sont très sensibles à ces enjeux. C’est une bonne nouvelle, parce que les organisations qui se démarqueront seront celles qui intégreront ces préoccupations dans leur planification stratégique », analyse Christian G. Brosseau, vice-président aux investissements, Capital structurant, énergie et environnement du Fonds de solidarité FTQ. 

Cette équipe accompagne la création de projets favorisant une économie plus verte et résiliente. 

Survie et rentabilité   

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Selon lui, « la transition énergétique juste est un enjeu pressant pour les entreprises québécoises ». Il rappelle que les marchés mondiaux s’ajustent, que plusieurs États accélèrent le mouvement et, surtout, que les grands joueurs négocient ce virage vert non plus pour leur image, mais pour leur prospérité: « Les marchés mondiaux lancent des signaux vigoureux en matière de décarbonisation des portefeuilles. » 

À son avis, les organisations qui hésitent à sauter à bord de ce train à grande vitesse doivent agir maintenant: « La proactivité est cruciale. On parle ici d’impact sur la compétitivité et la survie même des entreprises. »

Décarbonisation de l’économie   

Bien sûr, cette transition requiert des transformations profondes, mais davantage porteuses à long terme. 

L’une des clés de ce mariage entre le développement économique et le développement durable réside dans le mouvement croissant de la décarbonisation de l’économie. 

Pierre Paffenhoff, directeur des investissements, Capital structurant, énergie et environnement du Fonds de solidarité FTQ, croit que les entreprises de demain sont déjà sur la voie de la transition progressive de leurs opérations. Elles visent la réduction des émissions de GES au sein de leurs opérations, notamment par la réduction progressive de l’utilisation d’énergies fossiles, introduisant des solutions à la fois rentables et durables. 

« Cette décarbonisation se traduit également par l’introduction de matières premières et de ressources durables ou renouvelables dans les chaines de production », analyse-t-il, donnant en exemples la récupération de chaleur dans les usines, la conversion des camions diesel et l’application de l’économie circulaire dans la production manufacturière. « On peut ainsi réduire ou même parfois remplacer le recours aux produits pétroliers par des produits plus durables, plus facilement réparables et même recyclables à l’infini, lorsque c’est possible. » 

À ce chapitre, le Fonds investit directement ou indirectement dans plusieurs entreprises actives dans ces secteurs porteurs, comme l’électrification des transports (AddÉnergie, Lion Électrique), l’économie circulaire (EBI, Pyrowave), la production et la consommation d’énergie propre (GNR Québec Capital) et l’efficacité énergétique (GHGSat, CIF Métal, Groupe Robert).

Écotechnologie: vers la route verte  

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L’écotechnologie, ou greentech, regroupe un ensemble de procédés industriels visant à prévenir ou à réduire l’impact environnemental des produits et activités humaines, à chaque stade de leur cycle de vie. À terme, ces procédés encouragent une utilisation plus économe des ressources, tout en réduisant les effets polluants. 

Pierre Paffenhoff précise que cette approche conçoit la technologie à la fois comme catalyseur de changement et vecteur d’accélération. « L’innovation et la technologie font partie de la solution pour opérer des changements probants, tout en minimisant les répercussions sur les produits et les consommateurs. La meilleure technologie au monde n'aura aucun impact si elle n'est pas massivement adoptée », souligne-t-il. 

« La bonne nouvelle, c’est que les progrès des récentes années n’obligent plus les directions d’entreprises à choisir entre économie et technologies vertes. Y compris chez les grands industriels », ajoute-t-il.

Quant aux organisations toujours réticentes, il insiste : « L’opposition entre rentabilité et virage vert n’a plus sa raison d’être, bien au contraire. La majorité trouve des avantages concurrentiels à passer à l’action. »

Vers un plan de transition juste  

Son collègue Christian G. Brosseau ajoute que le négationnisme à l’égard des changements climatiques n’est plus toléré: « La science démontre leurs impacts au quotidien. » D’où la nécessité de tendre vers une économie plus sobre, visant la carboneutralité à moyen terme. 

Cette transition implique une série d’évolutions, que ce soit dans les façons de penser et de faire, entre autres, sur les plans de la chaîne de production, de l’approvisionnement et de la commercialisation. 

« Chaque secteur doit s’adapter pour créer un grand mouvement où tout le monde met l’épaule à la roue, de manière inclusive et juste, c’est-à-dire en tenant compte des impacts humains et sociaux-économiques que ça implique. En fait, les organisations ont aujourd’hui, plus que jamais, l’occasion de revoir leurs modèles économiques, de remettre à jour leurs politiques et d’inclure plus de justesse et de justice dans leur pratique », résume-t-il. 

De la parole aux actes   

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Au Fonds de solidarité FTQ, le développement durable s’inscrit dans les principes mêmes de sa création. « Nous maintenons nos valeurs, notre expertise et notre leadership en matière d’investissement et d’accompagnement des entreprises d’ici », assure Christian G. Brosseau. 

Il signale que les gouvernements ont aussi un rôle à jouer en adoptant des politiques fiscales qui encouragent l’accélération de l’innovation technologique verte grâce à des incitatifs prometteurs tant pour l’économie que la population. 

Dans cette foulée, depuis mars 2020, le Groupe Asthuce du Fonds de solidarité FTQ déploie une équipe dédiée d’experts provenant de divers secteurs pour offrir de l’accompagnement stratégique et opérationnel aux entreprises partenaires du Fonds, prêtes à profiter des bénéfices d’une transformation vers la nouvelle économie, plus verte, plus durable et responsable. 

« Nous sommes un partenaire actif, qui préconise le capital patient, donc une vision à long terme. Pour certaines organisations, la transition passe encore par une démarche de sensibilisation », explique Christian G. Brosseau. 

À son avis, il est aujourd’hui tout à fait possible de concilier les rendements économiques avec « le mieux-être et le mieux-faire », et ce, tant au profit de l’économie que de la société. « En 2021, le virage vert, ce n’est pas un frein. C’est un élan vers de nouveaux horizons! »

 

Depuis 35 ans, le développement durable est inscrit dans la mission, les valeurs et les pratiques du Fonds de solidarité FTQ. Au quotidien, le Fonds implique les dimensions économique, sociale et environnementale du développement, en appliquant les principes de l’investissement socialement responsable.