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Les pourvoiries de la Côte-Nord veulent des assouplissements

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Les pourvoiries de la Côte-Nord supplient Québec de pouvoir héberger plus de clients par chalets que le stipule le décret ministériel.

Sur la Côte-Nord, les mois de mai et juin représentent la moitié des revenus des pourvoiries, alors que des groupes d’amis se réunissent pour pêcher ensemble.

Or, les règles gouvernementales imposent un maximum de trois personnes provenant d’adresses distinctes par chalets d’ici le 28 juin. Un non-sens pour les pourvoiries.

«Des fois, c’est un groupe de quatre, cinq, six, sept pêcheurs provenant d’autant d’adresse. Avec ce que je viens de dire, c’est impossible pour nous [de les accueillir]. Donc, a demandé au gouvernement s’il serait possible d’avoir quatre adresses, maximum quatre personnes par chalet. Pis là, on attend», a expliqué le président de l’Association des pourvoiries de la Côte-Nord, Charles Pinard.

Le député de René-Lévesque appuie cette proposition des pourvoiries de la Côte-Nord, même si le plan proposé a été refusé par Québec. «Je suis en train de faire des représentations à savoir s’il serait possible que les pourvoiries aient un protocole sanitaire strict, afin de permettre jusqu’à quatre adresses différentes dans leurs hébergements. Tout ça pour être capable de tirer son épingle du jeu dans une année qui a été difficile», a mentionné le député péquiste Martin Ouellet.

Ce qui dérange aussi le président de l’Association, c’est que plusieurs pêcheurs de l’extérieur de la Côte-Nord ont profité du dernier congé férié pour pratiquer leur sport ailleurs. La région est techniquement fermée aux touristes jusqu’au 28 mai. «On a annulé tout ça! Donc, c’est gens-là qui sont mordus, qui veulent venir sur la Côte-Nord, on est obligé de leur dire "on peut pas vous prendre à cause de l’interdiction gouvernementale". Donc, ils ont dû prendre leur téléphone et se chercher une autre pourvoirie. Au pire, il y a la SÉPAQ, les ZEC... On fait migrer notre clientèle vers d’autres réseaux dans d’autres régions!» s’inquiète Charles Pinard.