/news/education
Navigation

Les grèves dans les écoles se multiplient

STOCKQMI-ÉCOLE
Sébastien St-Jean /Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Des centaines d'élèves de la région de Québec seront à nouveau privés d’école mercredi et jeudi, non pas à cause de la COVID-19, mais plutôt en raison d’un mouvement de grève du personnel de soutien scolaire.

• À lire aussi: Grève de 48h dans la plupart des cégeps

• À lire aussi: Personnel de soutien des cégeps: une nouvelle grève dans le milieu de l'éducation

D’autres journées de débrayage ont aussi été annoncées pour les prochains jours. 

Les employés de soutien scolaire affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) seront en grève de 24 heures à partir du mercredi 26 mai à midi. 

Dans la région de Québec, toutes les écoles des centres de services scolaires des Découvreurs et des Navigateurs seront fermées. 

«L’absence de ce personnel ne nous permet pas de maintenir nos écoles ouvertes pendant la durée de cette grève et complique de façon importante notre capacité à assurer le transport scolaire de façon sécuritaire», peut-on lire sur le site du Centre de services scolaire des Découvreurs. 

Ce centre de services scolaire a toutefois décidé de fermer ses écoles dès mercredi matin, puisque ce ne sont pas tous les parents qui pourront venir chercher leur enfant à l’école mercredi midi, explique-t-on.  

Les parents devront toutefois venir reconduire leur enfant à l’école jeudi midi, puisque les établissements seront ouverts pour l’après-midi. 

Au Centre de services des Navigateurs, les écoles seront ouvertes mercredi matin et jeudi après-midi pour accueillir les élèves qui pourront compter sur leurs parents pour assurer leur transport pendant la période du dîner. 

Pas d’école en ligne

Au primaire, dans ces deux centres de services, un plan de travail sera remis aux élèves qui n’auront pas d’enseignement en ligne. Cette décision a fait sourciller plusieurs parents, selon ce qu'on peut lire sur les réseaux sociaux. 

Au secondaire, les élèves auront des cours virtuels pendant deux jours complets. 

D’autres jours de grève

De son côté, le personnel de soutien du Centre de services scolaire de la Capitale sera en grève vendredi avant-midi, ce qui entraînera la fermeture des écoles pour la demi-journée. 

Les élèves des Premières-Seigneuries seront quant à eux en congé forcé le 3 juin, puisque les employés de soutien ont annoncé un débrayage pour la matinée. 

La fédération syndicale qui représente les professionnels scolaires affiliés à la Centrale des syndicats du Québec a par ailleurs annoncé une autre journée de grève le 9 juin.  

Un débrayage similaire, la semaine dernière, avait entraîné la fermeture complète des écoles pour la demi-journée dans la quasi-totalité des centres de services scolaires de la province. 

Aucune ligne de piquetage ne sera toutefois organisée aux abords des écoles où des transports d’élèves vers les centres de vaccination sont prévus cette journée-là, a fait savoir la fédération syndicale. 

À la Fédération des comités de parents du Québec, on préfère ne pas se prononcer sur ces mouvements de grève liés aux négociations en cours avec Québec. Un règlement rapide entourant le renouvellement des conventions collectives est espéré «pour le bien de tous», s’est-on contenté d’indiquer. 

Nouvelle grève pour les professionnels de l’éducation le 9 juin

Agence QMI

Plus de 10 000 professionnelles et professionnels de l'éducation membres de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ) seront en grève le 9 juin pour dénoncer les négociations qui stagnent.

Parmi les revendications, les professionnelles et les professionnels persistent à demander une meilleure reconnaissance salariale pour tous les acteurs du réseau scolaire. Le syndicat juge que ses membres souffrent d'un retard important par rapport à leurs vis-à-vis des autres secteurs publics et du secteur privé parce qu'ils sont en majorité des femmes.

«Nous sentons qu'un grand nombre de professionnels sont sur le point de se désister de leur poste et nous craignons des ruptures de services radicales dans la prochaine année. Nous sonnons l'alarme aujourd'hui, il est minuit moins une. Il est temps que le Conseil du trésor se réveille. La farce a assez duré», a soutenu Jacques Landry, le président de la FPPE-CSQ, par voie de communiqué.

Comme lors de la précédente journée de grève, la Fédération et ses syndicats conserveront le mystère quant aux endroits précis jusqu'au matin du 9 juin. Dans le but de minimiser l'impact de sa grève sur la gestion de la pandémie de COVID-19, elle s'engage à ne pas bloquer d'écoles où sont organisés des services de garde d'urgence, de même que les écoles secondaires où la vaccination est prévue cette journée-là.

Négociations dans l'impasse: nouvelle journée de grève dans les cégeps    

Agence QMI

Les professeurs des cégeps et collèges du Québec entendent tenir une troisième journée de grève ce printemps, mais seulement une fois la session d’hiver terminée, afin d’éviter de nuire aux élèves en cette période d’examens.

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente quelque 15 000 professeurs, a déploré mardi, par communiqué, que les négociations avec le gouvernement soient toujours dans une impasse après un an et demi de discussions.

«En ce moment, la fermeture du gouvernement est tout simplement consternante et incohérente avec ses propres orientations», s’est insurgé le vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ, Yves de Repentigny.

Le syndicat réclame notamment une amélioration des conditions de travail des professeurs qui offrent des cours en formation continue, généralement destinés aux travailleurs en requalification. Ces enseignants reçoivent cependant la moitié du salaire prévu pour leurs collègues qui donnent des cours réguliers, malgré une charge de travail similaire, a avancé M. de Repentigny.

Des ressources supplémentaires sont aussi exigées afin de mieux encadrer les élèves avec des handicaps et ceux qui ont eu une faible moyenne au secondaire, a plaidé le syndicat en faisant valoir que la clientèle en situation de handicap a augmenté considérablement dans les dernières années, tandis que les élèves qui arrivent du secondaire ont eu un parcours houleux en raison de la pandémie.

Plus de moyens sont aussi demandés pour offrir les cours en santé, notamment pour former la prochaine génération d’infirmières.

Les enseignants des cégeps avaient déjà débrayé pendant deux jours à la mi-mai, pour faire pression sur le gouvernement.

À VOIR AUSSI | Les médias sociaux nuisent à notre bien-être