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Nouvelles boutiques: la Vie en Rose prend du poids dans l’Ouest canadien

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Après avoir évité la Loi sur la faillite et l’insolvabilité en 2020, La Vie en Rose prend du poids dans l’Ouest canadien avec quatre nouveaux magasins Bikini Village. Le détaillant veut profiter du fait que les propriétaires immobiliers sont moins gourmands en raison des nombreux espaces vacants au pays.

«Les centres commerciaux sont très agressifs. Ils veulent remplir leurs espaces. [...] Ils font beaucoup d’exercices pour vous convaincre de vous y installer», indique au Journal le PDG de La Vie en Rose, François Roberge.

Le président-directeur général de La Vie en Rose, François Roberge.
Photo Agence QMI, Joêl Lemay
Le président-directeur général de La Vie en Rose, François Roberge.

Ce dernier est d’avis que les impacts de la pandémie offrent, actuellement, des opportunités d’affaires. Il estime qu’il est notamment possible de signer de nouveaux baux à long terme 30% moins chers par rapport à avant mars 2020, en raison de la disponibilité des locaux dans les centres commerciaux. 

La faillite ou la restructuration de certains détaillants a forcé, entre autres, des propriétaires immobiliers à assouplir ou à revoir leurs exigences. 

D’ailleurs, c’est dans des locaux laissés vacants à la suite de la faillite du détaillant canadien Swimco que La Vie en Rose ouvrira, d'ici la fin juin, ses quatre nouveaux Bikini Village, soit à Red Deer, à Saskatoon, à Vancouver et à Winnipeg.

«Je n’ai pas eu vraiment d’argent à mettre. Les magasins sont déjà construits. Cela me permet de tester le marché», avance M. Roberge. «Si je suis content dans 18 mois, je vais transférer l’entente en contrat permanent», poursuit-il, précisant que ces ouvertures lui permettront notamment d’écouler ses inventaires accumulés du côté de l’Ontario.

Pour ce printemps et à l’été, La Vie en Rose prévoit investir des sommes dans 14 magasins au Canada, soit pour des ouvertures (6), des rénovations ou des relocalisations. Une dizaine de boutiques ouvriront aussi à l’étranger.

«Nous sommes agressifs. Il y a des opportunités sur le marché», affirme le PDG. «Nous sommes dans un marché de locataires. Plusieurs de mes compétiteurs ont de la misère [...], cela me permet de récupérer des espaces pour pouvoir faire des tests. C’est le temps de se positionner», ajoute-t-il.

L’homme d’affaires précise que tous les baux qui sont renouvelés par son organisation sont, actuellement, à la baisse.

Prêt de 30 M$

En 2020, frappée par la pandémie, La Vie en Rose a profité du Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE) pour améliorer sa santé financière. En fait, le gouvernement s’est engagé à couvrir jusqu’à 70% d’un prêt de 30 M$ consenti par la Banque Nationale. Cela représente une aide financière de 21 M$ de Québec.

M. Roberge dit avoir déjà remboursé «une bonne partie» de ce prêt de 18 mois. Il assure que cet argent ne sert pas à son plan de croissance.

«Le but était de m’aider à passer à travers les hauts et les bas dans mon inventaire. Nos projets d’expansion sont réalisés avec notre cash flow. D’ici la fin de l’année, les 30 M$ vont être remboursés», promet-il.

La Vie en Rose compte 272 magasins au Canada, soit 69 Bikini Village et 203 La Vie en Rose. Environ 90 magasins sont toujours fermés en Ontario.

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