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L'Estrie veut conserver ses polices municipales

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Les réactions sont nombreuses à la suite du dépôt du rapport sur la réalité policière au Québec, qui propose entre autres de faire passer de 31 à 13 le nombre de corps policiers municipaux. Les municipalités de l’Estrie potentiellement touchées font front commun pour conserver leur police municipale.

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«Je me demande qui a proposé ça parce qu’il n’y a aucune municipalité qui l’a fait, s’est questionné en entrevue avec TVA Nouvelles, mercredi, le maire de Granby, Pascal Bonin. J’espère sincèrement que la CAQ va mettre un frein à cette idée-là.»

Son collègue de Bromont, le maire Louis Villeneuve, abonde dans le même sens. «Comme gouvernement de proximité ici à Bromont, on veut conserver notre corps de police.»

Pour ces élus locaux, les polices locales répondent aux besoins et assurent la sécurité des citoyens. «On peut agir là où sont les besoins, a avancé la présidente de la Régie de police Memphrémagog, Nathalie Bélanger. Par exemple, quand on a décidé de déployer des policiers à vélo, on a pu le faire facilement.»

Sur le plan économique, ils doutent des avantages qu'engendrerait un passage à la Sûreté du Québec. Le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau, a été plus loin.

«Ça va coûter plus cher au gouvernement de nous transférer à la Sûreté du Québec que de nous financer à 50% comme on le demande. Nous sommes déçus parce que nos revendications n’ont pas été entendues.»

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a mentionné qu’il n’y aura aucun changement à court ou moyen terme. Elle veut entamer un dialogue avec les municipalités et les policiers.