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Négociations dans le secteur public: les infirmières s’impatientent

Négociations dans le secteur public: les infirmières s’impatientent
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Les membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) s’impatientent devant la lenteur des négociations et brandissent la menace d’une grève illimitée.  

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La FIQ et son pendant privé la FIQP ont adopté mardi en conseil national une recommandation pour des assemblées sur l’obtention d’un mandat de grève générale. 

«Considérant qu'aucun effort n'a été déployé par le gouvernement pour garantir que la priorité serait accordée aux professionnelles en soins, nous venons de franchir une nouvelle étape vers l'obtention possible d'un mandat de grève», a indiqué la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, dans un communiqué. 

Le syndicat se dit toujours être au même point dans les négociations, alors que Québec affirme avoir fait une offre différenciée. 

«Les professionnelles en soins ne veulent pas avoir à rejeter une quatrième fois l'offre de 5 % d'augmentation salariale sur 3 ans qui est actuellement sur la table», a déclaré Mme Bédard. 

Pour rappel, la FIQ exige une augmentation de 12,4 % étalée sur trois ans, dont 7,4 en rattrapage salarial. 

Selon la FIQ, le gouvernement Legault n’a présenté aucune offre allant dans le sens de bonifier les conditions de travail des professionnelles dans les régions touchées par une pénurie de main-d’œuvre. 

Estimant urgent de s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre des professionnelles en soins, la FIQ presse la partie patronale à bonifier son offre pour hâter la négociation. 

«Nous ne pouvons pas nous permettre d'étirer la négociation au-delà de la fin de la session parlementaire», a averti Mme Bédard. 

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