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Plante c. Coderre, une bataille de générations

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Le sondage Léger à propos de la course à la mairie, publié hier dans Le Journal, témoigne d’un Montréal divisé.

Valérie Plante et Denis Coderre, ce sont deux Montréal qui s’affrontent, deux électorats clairs et définis qui se font face.

C’est une bataille générationnelle, où deux groupes sociaux – les plus jeunes contre les plus vieux – ne voient pas Montréal par les mêmes lunettes.

Le sondage incarne parfaitement cette excavation générationnelle. Plus de 50 % des 18 à 34 ans appuient la mairesse Plante ; c’est l’inverse pour Denis Coderre chez les 35 ans et plus. Rare, très rare qu’un sondage montre un clivage générationnel si profond. 

Jeunes montréalais

Il est parfois intéressant de retourner dans le passé pour revisiter ce qui se tramait. À l’été dernier, un consensus médiatique régnait, à savoir que les changements proposés par Valérie Plante étaient déconnectés du réel. 

Déconnectés parce qu’elle proposait plus de pistes cyclables, de sens unique, des trottoirs élargis, bref un meilleur partage de l’espace urbain...

On affirmait, sans ambages ni détours, que la mairesse était dans sa bulle, que la ville était dans un chaos permanent, que le Réseau express vélo était la pire idée de l’année, qu’il y avait Islamabad et ensuite Montréal.

Finalement, quoi ? 

Finalement, c’est bien. Pas d’insurrection à l’horizon. Des jeunes Montréalais sont satisfaits des changements, satisfaits que la ville se construise selon leurs besoins, et non selon un besoin fantasmé d’un Montréal su’a mappe.

Alors voilà, si Montréal veut s’attaquer à un de ses cailloux, soit l’exode des jeunes familles vers les banlieues, les jeunes vous disent qu’une métropole plus humaine les incitera davantage à déposer leurs espoirs sur l’île.

Il est trop tôt pour anticiper le vainqueur à Montréal. Ce sera aux Montréalais de décider. Mais il n’est pas trop tôt pour avancer ceci : ce sondage parle, ce sondage dit ce que les jeunes souhaitent pour la ville de demain.

Vous en conviendrez avec moi, pour ce qui est de l’avenir, les jeunes ont souvent raison.