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La Caisse de dépôt a deux fois plus d’argent qu’il y a un an dans les sables bitumineux

Oléoduc de Transcanada
Photo d'archives

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Malgré les appels répétés à réduire son portefeuille dans le secteur pétrolier, la Caisse de dépôt et placement du Québec a vu la valeur de ses investissements dans les sables bitumineux doubler sur un an. 

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Selon des documents déposés à la Securities and Exchange Commission aux États-Unis (SEC), la Caisse détient pour 952 millions de dollars dans les deux gros joueurs du pétrole albertain, Suncor et Canadian Natural Resources. La valeur était de 482 M$ au premier trimestre de 2020.

Selon un décompte effectué par l’agence Reuters, la Caisse de dépôt et placement était le fonds de pension au Canada qui détenait le portefeuille le plus important – en termes de valeur – dans les grands joueurs des sables bitumineux lors des trois premiers mois de l’année.  

Cette hausse s’explique notamment par l’augmentation de la valeur des actions de Suncor et Canadian Natural Resources lors des derniers mois.

Des millions d’actions de plus

Mais la Caisse a aussi augmenté sa participation dans les sables bitumineux en achetant davantage de la pétrolière Suncor. Au premier trimestre de l’an dernier, elle détenait 15 millions d’actions, mais un an plus tard, le bas de laine en avait 18,9 millions.  

Par courriel, la Caisse affirme que ses investissements dans le pétrole ont chuté de 50 % en trois ans et que ça représente 1 % de leur exposition. 

« La destination est claire : on va en sortir. Nous nous sommes fixé des objectifs ambitieux de réduction de l’intensité carbone de notre portefeuille et de carboneutralité d’ici 2050 », souligne la porte-parole Kate Monfette. 

Selon la coalition Sortons la Caisse du carbone, il y a des signes encourageants comme la baisse des investissements dans les grandes pétrolières comme Exxon, mais la Caisse « devrait en faire beaucoup plus ».  

« C’est une situation qui nous rend très mécontents et d’ailleurs on l’a manifesté à la Caisse. On trouve qu’actuellement, il n’y a rien qui justifie d’augmenter les placements dans un secteur comme celui-là. Il n’y a plus d’avenir financier dans les énergies fossiles. La Caisse doit sortir des sables bitumineux », a estimé Sébastien Collard, porte-parole de la coalition. 

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