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Trois fois plus d’infections à la COVID-19 que rapporté

Héma-Québec a mesuré les anticorps dans le sang de ses donneurs cet hiver

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Environ trois fois plus de Québécois que ce que rapportait le gouvernement auraient contracté la COVID-19 après un an de pandémie sans le savoir ou se faire tester, selon une nouvelle étude d’Héma-Québec.

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De plus, Héma-Québec estime à 15 % la proportion des adultes du Québec à avoir développé des anticorps au virus de la COVID-19 à la fin de la deuxième vague de la pandémie, en mars dernier. 

En excluant les personnes vaccinées ayant fait un don de sang, la proportion baisse à 10 %.

Ce sont les conclusions de sa deuxième étude de séroprévalence des donneurs de sang, soit la présence d’anticorps contre la COVID-19, qu’elle publie aujourd’hui.

Prélevant un échantillon de près de 8000 dons de sang différents l’hiver dernier, Héma-Québec est en mesure d’extrapoler à près de 600 000 le nombre de personnes de 20 à 69 ans ayant développé des anticorps contre la COVID-19 à la suite d’une infection depuis le début de la pandémie.

C’est trois fois plus que ce que rapportait le gouvernement, grâce aux tests de dépistage réalisés depuis un an, pour le même groupe d’âge à la mi-mars.

« Ça permet de mesurer la grosseur de l’iceberg en dessous de l’eau », fait valoir le Dr Marc Germain, vice-président aux affaires médicales et chercheur principal chez Héma-Québec.  

  • Écoutez l'entrevue de Pierre Nantel avec l'épidémiologiste Nimâ Machouf sur QUB radio:    

Plus de jeunes

Les résultats n’étonnent pas le Dr Germain. 

La première étude d’Héma-Québec, publiée en août, révélait déjà que près de 100 000 infections seraient passées sous le radar des autorités au printemps 2020.

Par ailleurs, la nouvelle étude montre que les jeunes adultes sont plus nombreux à détenir des anticorps contre la COVID-19 ; le taux de séroprévalence des 18 à 24 ans s’établit à 19 %.

« Les jeunes ont été plus exposés, dit le Dr Germain. Avoir des anticorps, ça ne dit rien sur la présence ou l’absence de symptômes, seulement qu’on a été exposé au virus. »

Outre les jeunes, il souligne aussi que les groupes ethniques affichent un taux de séroprévalence beaucoup plus élevé. 

« Grosso modo, on voit qu’il y a à peu près le double chez les groupes ethniques, autres que les caucasiens », poursuit-il, peu importe le lieu de résidence. 

  • Écoutez l'entrevue de Roxane Borgès Da Silva au micro de Richard Martineau sur QUB radio:  

Troisième étude

Héma-Québec compte mener une troisième étude sur les anticorps détectés dans le sang des donneurs cet été.

« C’est la séroprévalence liée au vaccin qu’on va mesurer », précise le Dr Germain. Car avec 15 % de séroprévalence en mars dernier, il fait valoir que le Québec était encore loin de l’immunité collective.

Par ailleurs, il ajoute qu’il n’est pas dangereux de recevoir une deuxième dose du vaccin, même si une personne a déjà des anticorps sans le savoir.

–Avec Nora T. Lamontagne

Quelques chiffres  

Proportion de la population adulte qui a développé des anticorps contre la COVID-19 après la deuxième vague

Au Québec  

  • 15 % (10 % sans les personnes vaccinées)            

Au sein de la population  

  • Femmes 16,9 %  
  • Hommes 12,5 %  
  • 18 à 24 ans 19 %   

Dans les régions  

  • Laval 18,5 %  
  • Montréal 16,7 %  
  • Mauricie–Centre-du-Québec 15,8 %  
  • Chaudière- Appalaches 15,6 %   

* Source : Héma-Québec

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