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La Nation crie d'Eeyou Istchee fermement opposée à l'exploitation minière de l'uranium

Abel Bosum, le 4 novembre 2019.
Photo d'archives TOMA ICZKOVITS Abel Bosum, le 4 novembre 2019.

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Les cris d'Eeyou Istchee ont réitéré vendredi leur ferme opposition à toute exploitation minière de l'uranium sur son territoire, dans le Nord-du-Québec.

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Ce mouvement d’opposition est particulièrement virulent envers le projet uranifère Matoush, dans les monts Otish, à environ 210 kilomètres au nord-est de Mistissini. La teneur en uranium du lieu était considérée comme une des plus élevées au monde.

D'abord entrepris par Strateco Resources Inc., ce projet se situe sur le territoire de chasse familial de la Nation crie de Mistissini et au sommet de deux grands bassins versants qui alimentent en eau toute la région d'Eeyou Istchee.

«L'acceptabilité sociale des projets de développement proposés à la Nation crie d'Eeyou Istchee a été reconnue comme un aspect fondamental de la relation solide de nation à nation qui existe entre la Nation crie et le Québec», a déclaré vendredi le grand chef Abel Bosum, par communiqué.

En 2013, le ministre de l'Environnement du Québec n'a pas donné à Strateco l'autorisation d'aller de l'avant avec son programme d'exploration avancée, en raison de l'absence évidente et déterminante d'acceptation sociale du projet de mine Matoush de la part de la communauté crie.

«Le peuple, et plus particulièrement la population jeune, de la Nation crie de Mistissini ont joué un rôle déterminant dans la sensibilisation et l'action de la Nation crie relative aux risques de l'extraction de l'uranium à Eeyou Istchee», a souligné le chef de Mistissini, Thomas Neeposh.

Les territoires de la Nation crie d'Eeyou Istchee sont situés au nord de l’Abitibi-Témiscamingue.