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Le coin du Tigre: Profiter du Centre Bell

SÉRIES : Maple Leafs vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Le Canadien a une chance en or de provoquer la présentation d’un match ultime face aux Maple Leafs, mais pour ce faire, il aura besoin de jouer mieux qu’il ne l’a fait cette saison au Centre Bell.

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Le Canadien a survécu. Maintenant, il a l’opportunité de forcer la tenue d’un match ultime en l’emportant ce soir dans un Centre Bell qui, pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer, n’avantage en rien l’équipe depuis un an.

Le Tricolore a perdu ses deux matchs à Montréal dans la série contre Toronto et n’a même pas été capable de maintenir un dossier de ,500 en saison régulière à son domicile, comme le montre sa fiche de 13-11-4.

Ce qui va changer, maintenant, c’est que pour la première fois en plus d’un an, il y aura des amateurs dans les gradins. Cet avantage compétitif qu’est la foule du Centre Bell en séries sera de retour, à petite échelle. Mais peu importe, même s’il n’y aura que 2500 personnes dans l’amphithéâtre ce soir, il faut absolument que l’équipe l’utilise positivement.

AU-DESSUS DE LEURS AFFAIRES

Le Canadien s’est offert une chance en or en l’emportant, jeudi. Les Maple Leafs ne l’ont pas respecté et ont eu l’impression que la série était déjà terminée. J’espère maintenant voir la troupe de Dominique Ducharme motivée à l’extrême pour débuter le match numéro 6.

D’ailleurs, la prestation des Leafs dans la partie numéro 5 m’inquiète. J’ai vu un groupe qui manque de maturité devant un rival qui avait un genou à terre. On a eu l’impression qu’ils sont arrivés au-dessus de leurs affaires et ils n’ont pas semblé réaliser que le Canadien ne se laisserait pas faire. Je commence à croire que les Leafs ne sont pas encore prêts à gagner, ils ont encore beaucoup à apprendre.

L’INTELLIGENCE DE CAUFIELD

Après le match de jeudi, on a vanté chez le Canadien l’apport de certains vétérans comme Corey Perry et Eric Staal qui, dit-on, ont pris la parole dans le vestiaire. Clairement, ç’a paru parce que le CH est sorti en lion.

Mais au-delà des vétérans, ce sont les jeunes qui, en fin de compte, ont cloué le cercueil torontois. Pas que j’en doutais, mais j’ai vu dans le but victorieux en prolongation que Cole Caufield a ce petit je-ne-sais-quoi qui en fait un joueur spécial.

On le sait tous, c’est un marqueur né. Il le sait, ses coéquipiers le savent et ses adversaires en sont aussi très conscients. Plusieurs jeunes joueurs avec ses habiletés de marqueur auraient choisi l’option logique, celle de décocher un tir dès la réception de la passe de Nick Suzuki en deux contre zéro. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que c’est exactement ce que se disait le gardien des Leafs Jack Campbell.

À la place de tenter de jouer le héros, il a décidé de remettre à son coéquipier qui n’a eu qu’à lancer dans une cage à moitié déserte. C’est ça, de l’intelligence hockey. 

Cette qualité est visible dans tous les aspects de son jeu. Même s’il est petit, il se fait rarement frapper. Plutôt que d’y aller dans une confrontation physique inégale avec un gros défenseur, il utilise son intelligence pour récupérer la rondelle. Et pourtant, il n’a pas peur d’aller dans les endroits où ça fait mal !

C’est tout un talent et le Canadien est chanceux de l’avoir.

NE PAS RÉVEILLER MATTHEWS

D’ailleurs, l’attaquant-vedette des Maple Leafs, Auston Matthews, est drôlement silencieux depuis le début de la série. Il n’a marqué qu’un but en cinq parties et dans le match numéro 5, il a été carrément invisible.

Si j’avais un conseil à donner au Canadien : laissez-le dormir ! J’éviterais le plus possible de tenter de le mettre en échec solidement, de peur que ça le réveille.

Comme on dit, il ne faut pas réveiller l’ours qui dort. 

–Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de la Bergie

Bravo à Mario et Patrick

Quelle brillante publicité que celle de Uber Eats mettant en vedette Patrick Roy et Mario Tremblay ! Cette réconciliation entre les deux hommes, après 25 ans, fait du bien. Même si on leur a constamment rappelé depuis tout ce temps ce fameux match du 2 décembre 1995, il n’en reste pas moins qu’ils ont toujours éprouvé beaucoup de respect l’un pour l’autre. Roy et Tremblay sont deux grands compétiteurs qui ont accepté de mettre leur ego de côté pour faire la paix. Chapeau. Évidemment, je n’ai pas eu le choix de voir un parallèle avec la publicité que j’avais accepté de faire avec mon grand rival Jacques Lemaire dans les années 1980. Je me souviens très bien que la première fois que j’avais été approché par Coca-Cola, j’avais raccroché aussitôt. Je ne sais pas comment se sont déroulées les négociations avec Patrick et Mario, mais, au final, ils en sortent tous les deux gagnants.

Ça fait pitié

Wayne Gretzky a décidé de quitter son poste avec les Oilers d’Edmonton la semaine dernière. Une autre mauvaise nouvelle pour une organisation qui les collectionne depuis plusieurs années. Je regardais Connor McDavid s’adresser aux médias après l’élimination hâtive de son équipe en quatre matchs et j’avais l’impression de voir le gars le plus malheureux du monde. C’est triste, mais des gens vont commencer à lui accoler l’étiquette de joueur incapable de mener son équipe au prochain niveau, comme ça avait été le cas pendant tellement d’années avec Alex Ovechkin. C’est tellement injuste ! McDavid se donne corps et âme pour cette organisation, mais on est incapable de l’entourer convenablement.

La fin pour Malkin ?

Les Penguins ont subi l’élimination en première ronde des séries pour une deuxième année consécutive et les spéculations vont bon train à Pittsburgh à savoir si Evgeni Malkin a disputé son dernier match dans l’uniforme de l’équipe. Le grand centre russe a connu une carrière phénoménale, mais il ralentit et les blessures l’ont souvent tenu à l’écart du jeu au cours des dernières saisons. Il est peut-être le temps de tourner la page. De l’autre côté, félicitations à Anthony Beauvillier qui a été le grand artisan de la victoire des Islanders sur les Penguins. Et un petit mot pour féliciter l’attaquant des Tigres de Victoriaville Alex Beaucage pour la signature de son premier contrat professionnel avec l’Avalanche du Colorado.