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5 constats: Jean Pascal: Croire ou ne pas croire

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Photo courtoisie Le deuxième combat entre Jean Pascal et Badou Jack n’aura finalement pas lieu après que le Québécois a été déclaré positif à un test antidopage.

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Mon cellulaire s’est mis à vibrer sans arrêt vendredi soir. Je réalise rapidement que c’est sérieux. Jean Pascal a été déclaré positif à un test antidopage. 

Ma réaction immédiate ? Incompréhension et déception. Une nouvelle à laquelle je ne m’attendais pas. Puis, j’ai commencé à collecter les informations au sujet des stéroïdes anabolisants mentionnés. C’est du lourd. 

La question que je me répète en boucle : pourquoi Pascal prendrait-il des substances interdites alors qu’il mène une cavale depuis le début de sa carrière pour les éliminer ? C’est illogique. 

L’athlète de 38 ans a dit qu’il était prêt à prouver son innocence comme tous les athlètes qui sont dans la même situation. Ce n’est pas surprenant. 

Il a mentionné qu’il ne pourrait jamais prendre ces substances de façon intentionnelle. Toutefois, les produits, qui ont été détectés dans son organisme, doivent être injectés pour être efficaces. 

Est-ce que Pascal scrutait toutes les étiquettes des produits de son préparateur physique durant son camp d’entraînement ? Il faut croire que non. 

Il s’est trompé sur toute la ligne avec un individu qui a abusé de sa confiance. Un autre gourou du conditionnement physique. L’athlète d’expérience vient d’apprendre une dure leçon. 

Le donneur de leçons

Son adversaire Badou Jack s’en donne à cœur joie sur ses réseaux sociaux depuis vendredi. Le Suédois ne mâche pas ses mots. Il a même ramené l’histoire de Lucian Bute sur le tapis. 

On peut le comprendre. Il vient de passer des mois dans le gymnase pour prendre sa revanche. C’est frustrant au possible parce que les camps d’entraînement sont exigeants. 

Pour l’avoir côtoyé à quelques reprises, Jack est un gentleman. Ce n’est pas le type de personne à parler pour ne rien dire. Il a pris connaissance des résultats en même temps que Jean Pascal. 

Par contre, après son message initial, il n’avait pas besoin de s’acharner. Ça ne lui redonnera pas sa bourse. 

Un désastre

Pascal aura besoin des années de démarches, comme Lucian Bute, pour laver son nom. En attendant, les conséquences sont terribles. Il vient de perdre une fortune. On parle d’une somme de près de 2 millions $. 

Il est logique de penser que la WBA va le dépouiller de son titre dans les prochaines semaines. Bien sûr, il faut que l’organisme de sanction mette ses culottes. Un autre nom qui s’ajouterait à la longue liste des champions déchus. 

Mais il y a encore pire. Pascal pensait qu’il remplissait les critères nécessaires pour être admis au Temple de la renommée de la boxe à la fin de sa carrière. De plus, sa feuille de route était assez étoffée pour qu’il soit considéré comme le meilleur boxeur québécois de tous les temps. Il est maintenant difficile de penser qu’il pourra obtenir ces honneurs. 

Ce sont plutôt le doute et l’incompréhension qui se sont installés depuis vendredi soir. La majorité des amateurs n’a pas hésité à le lancer en dessous de l’autobus. Le Tribunal populaire a déjà livré son verdict et il est sans appel : Jean Pascal est coupable. Et ce, peu importe ce qu’il dira ou fera, dans les prochaines semaines. 

Le Québec a passé l’éponge avec Lucian Bute et sa contamination à l’ostarine. Pascal aura-t-il droit au même traitement s’il parvient à prouver son innocence dans les prochains mois ? C’est difficile à dire. Pour le moment, les gens n’ont pas le goût de penser à cette mauvaise nouvelle. Le Canadien est encore en séries et le Québec se déconfine enfin. Ce sont leurs priorités absolues. Jean Pascal passera dans le tordeur plus tard. 

Le CH a gardé le meilleur pour la fin  

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Photo d'archives, Martin Chevalier

Après le quatrième match de la série Canadien-Leafs, tout le monde avait rangé sa chaise de parterre pour la parade. Les amateurs étaient déjà en train de faire les trios pour la saison 21-22. Marc Bergevin était déjà en train de faire ses boîtes au Centre Bell. Par contre, c’était mal connaître Carey Price et sa bande. Deux victoires et les voici dans un septième match ce soir. Tout peut arriver surtout si le 31 est en grande forme. On ne le dira jamais assez. Ça prend quatre victoires pour gagner une série. 

Jukembayev a tout donné contre Matias  

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Photo AFP

Batyr Jukembayev effectuait un retour sur le ring contre le coriace Subriel Matias samedi. Ce fut une guerre entre les deux boxeurs de 140 lb. Toutefois, la marche était trop haute pour Jukembayev. Après sa chute au plancher au 4e round, il a été dominé avant que son nouvel entraîneur Manny Robles décide d’arrêter le combat après le huitième round. Une bonne décision. C’est beau de démontrer du courage dans le ring, mais Jukembayev doit aussi penser à sa santé. 

Raîche est une pionnière  

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Photo d'archives, Agence QMI

Catherine Raîche a défoncé une autre porte la semaine dernière. Elle a été nommée vice-présidente aux opérations football des Eagles de Philadelphie. C’est une nouvelle majeure pour la Québécoise. Elle n’a rien volé. Elle a trimé dur pour obtenir ce poste. À l’époque, elle était parvenue à convaincre Jim Popp de lui donner sa chance chez les Alouettes. Le directeur général avait eu du flair. Il a sûrement esquissé un large sourire lorsqu’il a pris connaissance de la promotion de Raîche. On peut très bien le comprendre. 

Osaka a la mémoire courte  

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Photo AFP

Naomi Osaka a fait des vagues à son arrivée au tournoi de Roland-Garros. Elle a décidé de ne pas participer aux conférences de presse durant la quinzaine. La Japonaise n’aime pas les questions qui lui sont posées. Cependant, elle a oublié un aspect important. Les journalistes sont un canal de communication important avec ses partisans. C’est grâce à leur visibilité qu’elle est devenue une vedette internationale. Elle n’aurait pas pu engranger des millions en commandites. Parfois, certains athlètes ont la mémoire courte.