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Du steak haché pour trouver des employés

Une idée originale pour pallier la pénurie de main-d’œuvre

Viande
Photo Martin Alarie Christiane Samson, copropriétaire du Dépanneur du Ruisseau, à Saint-Roch-de-l’Achigan, offre des chaudières de steak haché à ceux qui l’aideront à trouver de nouveaux employés en ces temps de pandémie.

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Les propriétaires d’un dépanneur de Lanaudière, frappés de plein fouet par la pénurie de main-d’œuvre, promettent une chaudière de steak haché à quiconque leur recommandera un commis qui tiendra plus de trois mois. 

« C’est notre actionnaire principal qui a eu l’idée. Il a toujours des drôles d’idées pour attirer l’attention ! » explique Christiane Samson, copropriétaire du Dépanneur du Ruisseau, à Saint-Roch-de-l’Achigan.  

Mme Samson espère vraiment que les seaux de viande d’une valeur de 120 $ chacun feront l’affaire, car faute d’employés, c’est elle qui doit combler les quarts de travail pour lesquels on ne trouve aucun commis.  

« On a beau publier des offres d’emploi partout et proposer une augmentation de salaire, personne ne nous rappelle », désespère-t-elle, la voix fatiguée, après avoir travaillé entre 13 et 15 heures chaque jour dans la dernière semaine. 

La faute à la PCU 

Pourtant, avant la pandémie, son commerce n’avait jamais connu de difficultés pour recruter des étudiants à l’approche de la saison estivale, la plus achalandée à cause des campeurs dans la région. 

Or, le dépanneur compte présentement à peine cinq salariés, soit deux fois moins qu’à l’accoutumée. 

« C’est vraiment depuis la PCU qu’on a un problème », tonne Mme Samson. 

Moins de jeunes au boulot 

Mise en place par le gouvernement Trudeau au plus fort de la pandémie pour les personnes qui avaient perdu leur emploi, la Prestation canadienne d’urgence (PCU) a été remplacée depuis par la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE), une prestation qui remplit à peu près les mêmes objectifs. 

Des entrepreneurs constatent cependant que ce programme dissuade certains jeunes de trouver un travail. 

Et pour cause : le chômage a bondi de 46 % entre janvier 2020 et aujourd’hui chez les 15 à 24 ans. 

« Il faut valoriser le travail et faire en sorte que ces programmes ne fassent pas compétition au marché du travail », plaide François Vincent, vice-président québécois de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). 

Selon des données publiées cette semaine par la FCEI, la situation vécue par le Dépanneur du Ruisseau est loin d’être unique, puisqu’une petite ou moyenne entreprise québécoise sur deux affirme que la pénurie de main-d’œuvre est un frein à sa croissance. 

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