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Les effusions dangereuses

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On crevait de chaleur ces jours derniers, on installait déjà les ventilateurs et les climatiseurs. On rêvait de terrasses, de boissons fraîches, de glaces parfumées.

Terrasse et petite laine

Vendredi matin 28 mai plutôt « frisquet », orages la veille et passage d’un front froid.

On gèle. Qu’à cela ne tienne, ceux prêts à recevoir les clients ont vu les lève-tôt débarquer pour leur premier café. Partout dans les rues commerçantes, sur la devanture des restaurants des menuisiers achèvent de river le clou sur les charpentes, afin que les terrasses soient ouvertes pour l’heure du lunch.

Midi sonne

Pas une chaise de libre, pas une table qui ne soit occupée, tous entassés pour profiter de ces instants bénis. Tout est bon, tout est beau, on se régale, on discute, on rigole et le soleil nous chauffe un peu.

Apéro : cœur chaud

Le jour descend doucement et le ton monte. À la tienne ! L’alcool aidant, on se bise et se câline, le temps est aux effusions... Tout au bonheur de se retrouver, on oublie cette saleté de virus qui rôde et nous menace.

Alors, on danse ?

Ceux qui n’auront pas obtenu de place en terrasse se rabattent sur les parcs avec des cargaisons de bières, d’alcool, et de bouffe. De la musique, un brasero et on fêtera les uns contre les autres jusqu’aux petites heures. Congé de pandémie ! La ville renaît, on entend même des feux d’artifice. 

Aucun débordement ?

La police surveille, mais n’intervient pratiquement pas. Aurait-on convenu d’un seuil de tolérance pour ce premier week-end du déconfinement ? 

Gueule de bois

Samedi matin, le spectacle des parcs jonchés de détritus ne nous fait pas honneur. Les autorités se contenteront de ramasser et de rappeler à la population que les mesures sanitaires sont toujours d’actualité.

Faudrait se ressaisir, parce que si on continue à ce train-là, on se rendra pas à la Saint-Jean-Baptiste !