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Coupe du monde de 2022: semaine cruciale pour le Canada

Le pays poursuit sa route des qualifications pour la Coupe du monde de 2022

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Photo d’archives Samuel Piette lors d’un match contre la Martinique, en 2019.

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La prochaine semaine sera cruciale pour l’équipe nationale masculine de soccer du Canada, qui tente de se qualifier pour la Coupe du monde de 2022.

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La formation canadienne, qui est en tête du groupe B avec six points et un différentiel de +15, va d’abord affronter Aruba à Bradenton, en Floride, samedi, et conclure la phase préliminaire contre le Suriname, à Chicago, mardi prochain.

C’est d’ailleurs ce match qui risque d’être le plus important puisque le Suriname a aussi six points, mais un différentiel de +9.

Seule la première équipe du groupe passera au tour suivant. Ces deux rencontres sont donc d’une importance capitale.

« Il n’y a aucune marge d’erreur, a convenu lundi Samuel Piette lors d’une visioconférence. Le match contre Aruba est notre première mission afin de nous mettre dans une bonne position contre le Suriname. »

Lors des premiers duels de qualification, le Canada a défait les Bermudes 5 à 1 et les îles Caïmans 11 à 0. Mais pas question de devenir complaisant.

« Même si on n’affronte pas les grosses équipes que les gens veulent voir, nous devons jouer ces parties pour passer à la seconde ronde », a insisté Piette.

« C’est crucial pour nous et tout le monde en est conscient, que ce soit les joueurs ou le personnel d’entraîneurs, et il y a eu beaucoup de travail de préparation qui a été fait. »

Le milieu de terrain du CF Montréal a souligné que de la même façon dont l’équipe avait voulu établir un record avec ses 11 buts contre les îles Caïmans, elle va aborder ces deux autres défis en fonçant tête baissée.

« On rentre dans ces matchs avec la même volonté de tout défoncer et avec l’envie de prouver à nous-mêmes et à tout le monde qui nous regarde qu’on est sérieux. »

Gros test

Avec sa 205e position au classement de la FIFA, Aruba devrait être facilement prenable pour le Canada, 70e.

Il en sera autrement du Suriname, 136e, dont plus de la moitié des joueurs est d’origine néerlandaise, puisque la petite nation d’Amérique du Sud a fait partie du Royaume des Pays-Bas jusqu’en 1975.

« Le Suriname est peut-être notre plus gros test, a reconnu Piette. Il y a un joueur qui joue en Bundesliga [en Allemagne] et un autre qui joue en première division hollandaise.

« On connaît l’importance de ces deux matchs-là et ce sont deux tests qu’on se doit de remporter », a assuré le Québécois de 26 ans.

Si le Canada parvient à décrocher la première place du groupe B, il devra disputer deux autres affrontements dans cette fenêtre internationale.

Le deuxième tour opposera les vainqueurs de chacun des six groupes dans trois séries aller-retour. Le groupe B affrontera le groupe E, où il y a une triple égalité en tête, le Nicaragua, le Bélize et Haïti ayant tous trois points.

Ces parties auront lieu les 12 et 15 juin. 

Pas beaucoup de repos

C’est donc un potentiel de quatre rencontres en 11 jours qui attendent le Canada s’il l’emporte dans son groupe.

« Il y a beaucoup de qualité dans ce groupe, on a beaucoup de profondeur et je m’attends à ce qu’il y ait une rotation sur les deux premiers matchs », a d’abord affirmé Piette, en ajoutant qu’il ne fallait pas tomber dans le piège de négliger un adversaire moins bien classé.

« Il faut remporter ces deux matchs-là pour passer à la deuxième ronde et ce n’est pas un secret que cette deuxième ronde sera plus difficile. Ça serait une grosse erreur de notre part de reposer des joueurs en vue de cette deuxième ronde. »


Le gardien James Pantemis fait aussi partie de l’équipe nationale, tandis que Zachary Brault-Guillard et Joel Waterman s’entraîneront avec le Canada.