/sports/fighting
Navigation

Écarté du Mondial de judo pour un faux positif à la COVID

Le Québécois Arthur Margelidon espère néanmoins demeurer dans le top 8

Arthur Margelidon
Photo courtoisie Arthur Margelidon, Judoka

Coup d'oeil sur cet article

Déçu, le judoka Arthur Margelidon doit faire l’impasse sur le Championnat mondial qui aura lieu du 6 au 13 juin à Budapest, en Hongrie, en raison d’un faux positif.

Actuellement sixième au monde chez les moins de 73 kg, Margelidon souhaitait confirmer sa place dans le top 8 afin d’être semé tête de série aux Jeux olympiques de Tokyo. 

« Je n’ai aucun symptôme, le virus est mort et je ne suis pas contagieux, mais j’ai subi un test positif à la COVID-19, lundi dernier, a-t-il raconté. Quand j’ai reçu mon résultat le lendemain, on m’a expliqué que c’était possible que je reçoive un faux positif parce que j’avais contracté le virus il y a deux mois en Turquie à l’occasion du Grand Chelem d’Antalya. Le problème peut durer pendant trois mois. »

« On m’a expliqué que les faux positifs n’existent pas en Hongrie, d’ajouter Margelidon. Je reste à la maison en poursuivant mon entraînement comme à l’habitude et en peaufinant ma préparation pour les Jeux. Si la même chose se produit avant mon départ à Tokyo, on me dit qu’il est possible de prouver au Japon qu’il s’agit d’un faux positif. »

Deux scénarios se dessinaient si jamais le judoka d’origine française se pointait à Budapest. 

« Après avoir gagné une médaille comme je le souhaitais, j’aurais pu tester positif avant de rentrer au Canada. J’aurais dû faire une quarantaine à Budapest comme ce fut le cas en Turquie et espérer après obtenir un résultat négatif avant de rentrer au Canada. Une fois au Canada, j’aurais dû respecter une autre quarantaine. Dans le pire scénario, j’aurais pu tester positif avant le Mondial et je n’aurais pas pu compétitionner en plus de faire deux quarantaines. 

« Nicolas [Gill, le directeur général et haute performance de Judo Canada] a estimé qu’il était plus prudent de demeurer au Canada et de me concentrer sur ma préparation olympique. C’était trop risqué de recevoir un autre résultat faux positif. C’est pile ou face à chaque test. »

Se fier aux autres

Médaillé lors des Grands Chelems de Tbilissi en Géorgie et à Antalya en mars et en avril, le judoka de 27 ans espère se maintenir parmi les meilleurs. 

« Il y a une faible chance que je sorte du top 8, mais je n’aime pas cette situation du tout, a-t-il résumé. Si je performais bien à Budapest, je conservais ma place dans le top 8. Parce que je ne serai pas là, je dois me fier sur les performances des autres. Le bon côté est que je connais mon prochain objectif. Je peux m’entraîner uniquement en ayant les Jeux olympiques en tête. »

Bouchard aussi

Testé lui aussi positif, mais seulement à son retour à Montréal après le Grand Chelem d’Antalya, Antoine Bouchard se retrouve dans une position similaire. Il ne sera pas du voyage en Hongrie.

Avec une cinquième place chez les moins de 66 kg aux Jeux de Rio en 2016, Bouchard est toujours dans la course pour une place à Tokyo chez les moins de 73 kg. Il doit terminer dans le top 18 mondial et espérer que Margelidon soit écarté du top 8. Si les deux critères sont satisfaits, un combat de barrage entre les deux combattants aura lieu à Montréal.

Bouchard pointe en 23e place avec tous les participants, mais il est 18e si on tient compte de seulement un judoka par pays.