/misc
Navigation

Ne pas remanier, c’est un aveu d’impuissance

Coup d'oeil sur cet article

À chaque fin de session parlementaire, la machine à rumeurs s’active à propos de l’opportunité de remanier ou non le cabinet.

Depuis une semaine, les apparatchiks de la CAQ nient, avec force, qu’un remaniement est dans les cartons d’ici l’ajournement des travaux pour l’été.

Le cas Roberge

L’un des principaux arguments de ceux qui réclament un remaniement, c’est le fameux « cas » Roberge. Depuis sa nomination, le ministre de l’Éducation a donné une performance au mieux décousue, au pire, incompétente.

Quand on se souvient de l’empressement avec lequel le premier ministre a dégommé MarieChantal Chassé et Danielle McCann, on se demande par quel chantage Roberge réussit à ne pas passer à la trappe.

La cerise sur le sundae pour Jean-François Roberge, c’est évidemment ses embrouilles avec la Santé publique. Soit il n’arrive pas à obtenir les bonnes informations de son équipe, ce qui remet en question son leadership et sa capacité à s’entourer, soit il a menti sciemment au Salon bleu, et ce n’est guère mieux.

Alors pourquoi François Legault et son équipe insistent-ils pour répéter que le ministre de l’Éducation bénéficie de leur pleine confiance ?

Le boulet

Après la rétrogradation de Sylvie D’Amours et de Marie-Ève Proulx, personne ne s’explique l’entêtement du premier ministre à traîner le boulet Roberge. Si c’était possible de le larguer, ne pensez-vous pas que ce serait chose faite depuis longtemps ?

L’hypothèse que je vous soumets, c’est que François Legault n’a plus aucune carte dans son jeu. 

Ne pas remanier en ce moment, ce n’est pas un vote de confiance, c’est un aveu d’impuissance.

La fenêtre se referme sur le premier ministre, mais il est encore temps de montrer aux parents et au réseau de l’éducation qu’ils méritent mieux qu’un ministre qui peine à obtenir la note de passage et qui fait baisser la moyenne générale.

Monsieur Legault, soyez courageux, le Québec mérite mieux.