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Un nouveau défi pour Danny Gagnon

Danny Gagnon va retourner dans les sentiers pour passer son message, visant à présenter le plan pour la mise en place de la nouvelle structure qui assurera l’avenir du quad au Québec.
Photo courtoisie Danny Gagnon va retourner dans les sentiers pour passer son message, visant à présenter le plan pour la mise en place de la nouvelle structure qui assurera l’avenir du quad au Québec.

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Après avoir occupé le poste de directeur général de la Fédération Québécoise des Clubs Quads durant plusieurs décennies, Danny Gagnon a décidé de retourner sur le terrain en occupant le poste de directeur des projets spéciaux.

« J’avais le goût de retourner sur le terrain. Le Conseil d’administration m’a demandé si je voulais accepter ce nouveau rôle, ce que j’ai accepté immédiatement », d’expliquer celui qui a été là à la création de la Fédération et qui a porté l’organisme à bout de bras durant plusieurs années. « Cette nouvelle fonction signifie que je vais travailler directement sur le terrain avec les bénévoles des clubs, l’endroit où j’aime le plus être. »

Cette nouvelle fonction ne signifiera pas pour autant qu’il aura moins de travail. Il a reçu un mandat clair : le futur de l’activité.

« Je vais travailler avec les clubs à la mise en place du virage vers la nouvelle structure de l’activité quad au Québec. Nous allons mettre en place différents projets pilotes au cours de l’année. Nous avons travaillé avec un comité formé des représentants des clubs afin de créer une charte uniforme pour l’ensemble des clubs. Cela va nous permettre d’avoir le portrait d’ensemble de ce que les clubs vivent. Nous pourrons ainsi déterminer ce qui leur coûte cher, quels sont les besoins des clubs, et aussi permettre aux clubs de mieux élaborer un budget d’opération pour les années à venir. Aussi, ils pourront équilibrer leur budget afin d’assurer la pérennité du réseau de sentiers et de la pratique du quad au Québec. »

D’AUTRES DOSSIERS IMPORTANTS

Le dossier de la signalisation sera aussi abordé.

« Je vais travailler à la mise en place d’une méthode pour uniformiser la signalisation à la grandeur du Québec. Pour ce faire, nous allons choisir une région pour appliquer le programme visé et une fois qu’il sera efficace à 100 %, nous pourrons l’appliquer partout. Nous visons à ce que les quadistes qui circulent dans un sentier puissent savoir où ils sont, s’il y a des attraits touristiques accessibles via le sentier dans lequel ils circulent. Il faut aussi bien indiquer tous les dangers qui peuvent exister sur un sentier, comme une courbe très forte ou encore une pente raide. Nous voulons vraiment faciliter la circulation des gens et les informer sur les services accessibles via le sentier, comme les stations d’essence par exemple. »

En agissant de la sorte, la Fédération veut rassurer les adeptes qui circulent sur un territoire.

« Souvent, les gens ont un grand sentiment d’insécurité par rapport aux services d’essence et de restauration le long de leur parcours. »

L’uniformisation des indications de kilométrage ne sera certainement pas un luxe.

« Il faut améliorer ce dossier. Ce n’est pas rare de voir une destination X à 20 kilomètres, et si tu roules quatre ou cinq kilomètres, tout à coup la même destination se trouve à 40 kilomètres. Il faut expliquer aux amateurs que parfois, dans le réseau, il y a de la signalisation quad et de la signalisation motoneige. En expliquant aux amateurs, ils vont comprendre que le 20 kilomètres est pour un sentier de quad, alors que le 40 est pour la motoneige. Pour les aider à comprendre rapidement, il faut uniformiser la signalisation à la grandeur du réseau. »

OPÉRER PAR RÉGION

Un autre projet pilote que le spécialiste veut mettre en place, c’est celui de la régionalisation des opérations des clubs.

« Les besoins des clubs ne sont pas les mêmes d’une région à l’autre. Le projet que nous avons est de mettre en place une structure commune pour tous les clubs de la même région, de façon à s’assurer que tous auront droit au meilleur, y compris les clubs en difficulté. Ça deviendrait plus simple pour les administrateurs. Notre but n’est pas d’éliminer des clubs, mais plutôt les seconder pour que ce soit plus facile pour tout le monde. »

À terme, ce projet va permettre de diminuer la charge de travail des bénévoles.

« Ce que l’on vise, c’est d’alléger la tâche des bénévoles. Par exemple, pour la signalisation, si elle est géoréférencée, il sera plus facile pour les bénévoles de l’installer année après année. Souvent, dans bien des cas, c’est un casse-tête. »

Comme dernier point, M. Gagnon vise à organiser la comptabilité des clubs avec des gens de firmes spécialisées dans chaque région. « Le travail des trésoriers dans les clubs, c’est ardu. Il faut alléger le travail des bénévoles dans ce domaine. »

Pour réaliser toutes les étapes de la mise en place de ces programmes pour le futur, Danny Gagnon va devoir faire ce qu’il aime le plus, soit rouler dans les sentiers à la rencontre des bénévoles. Ils ont toujours été pour lui des gens très importants dans toute l’aventure. Il voit d’un très bon œil son retour sur le terrain.