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«Ça mérite qu'il y ait une discussion» - Sylvain Bruneau

«Ça mérite qu'il y ait une discussion» - Sylvain Bruneau
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

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L’affaire Naomi Osaka a retenu l’attention au cours des derniers jours dans le monde du tennis, notamment celle de l’instructeur national en chef du programme féminin de Tennis Canada, Sylvain Bruneau. 

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Affirmant souffrir de dépression depuis 2018 et disant mettre de l’avant les problématiques de santé mentale au tennis, la joueuse de 23 ans a annoncé son retrait du prestigieux tournoi de Roland-Garros, lundi, après avoir décidé de boycotter les conférences de presse de l’événement.

Or, en entrevue au TVA Nouvelles, Bruneau a expliqué que des joueurs et joueuses du calibre d’Osaka ont une pression énorme et reçoivent beaucoup d’attention, ce qui n’est pas toujours facile à gérer, selon lui. En raison de la nature de leur sport, ils doivent composer avec beaucoup de solitude.

«Les athlètes, on est habitué de les voir évoluer, d’obtenir de grands résultats et de jouer à un haut niveau de jeu, mais ça demeure des humains qui ont des états d’âme», clame Bruneau.

De plus, au tennis, gagne ou perd, l’athlète doit s’adresser aux médias très rapidement après la fin de son match. «Tu n’as pas beaucoup de temps pour retomber sur tes pieds. Tu dois aller affronter une salle bondée de journalistes», affirme l’entraîneur québécois.

Lors de ces points de presse, les athlètes font souvent face à des questions incisives. Par le passé, plusieurs joueuses, dont Serena Williams et Maria Sharapova, ont dû répondre à des questions s’éloignant du domaine sportif.

«Souvent, on va dans un contexte beaucoup plus privé et ça mérite, avec la situation actuelle, qu’il y ait une discussion sur la nature des questions posées par les journalistes.»

Réactions peu nombreuses

La sortie d’Osaka a toutefois trouvé peu d’écho au sein de ses confrères et consœurs. Quelques athlètes, dont l’Australienne Ashleigh Barty et l’Espagnol Rafael Nadal, ont commenté l’affaire en affirmant que les conférences de presse faisaient partie de leur boulot.

De son côté, le Serbe Novak Djokovic a salué le courage de la jeune joueuse.