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Connaissez-vous votre train de vie et où va votre argent?

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Pouvez-vous mettre un chiffre sur votre « train de vie » ? Vous savez, ce que vous dépensez pour répondre à vos besoins et pour ajouter des couches de confort.  

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J’ouvre une parenthèse avant d’entrer dans le vif du sujet, on évoque le « train » dans l’expression, mais je ne pense pas qu’il y a un lien avec le moyen de transport. Je me faisais cette réflexion en lisant un article dans Le Journal au sujet du milliardaire canadien Lawrence Stroll qui s’est départi de son yacht de cinq étages et de quelques-unes de ses Ferrari. Peut-on parler dans son cas d’un « train » de vie ?

Et pour moi qui m’apprête à renouveler mon abonnement BIXI ? 

Malgré cet écart de moyens qui nous sépare, on a une chose en commun, papa Stroll (père de Lance, pilote de F1) et moi, ce qui vient clore la parenthèse : on ne saurait dire spontanément à combien s’élève notre train de vie respectif. 

Peu de gens connaissent précisément combien ils dépensent, bon an mal an. Pourtant, on doit tôt ou tard se livrer à ce genre de calcul. Sinon, on risque de frapper un mur, et ça fait plus mal en voiture sport qu’à vélo.  

On ne connaît pas nos dépenses

Par « précisément », je ne veux pas dire connaître ses dépenses annuelles à la cenne près. Est-ce autour de 35 000 $, de 45 000 $ ou de 55 000 $ ? (Pour Lawrence Stroll, c’est le coût d’un week-end dans une suite à l’Hôtel de Paris, à Monaco, selon la saison.)

« Quand quelqu’un arrive à nos bureaux et qu’il a détaillé ses différents postes de dépenses, on est impressionnés et on ne manque pas de le féliciter. C’est rare », dit David Truong, planificateur financier chez Banque Nationale Gestion privée 1859.

Lui-même ne saurait résumer son rythme de vie en un chiffre. « Je sais combien je mets de côté à chaque paye, mais je dois piger parfois dans mon épargne pour une grosse dépense », reconnaît le planificateur financier, père de deux jeunes enfants. 

Évaluer son coût de vie, s’il en constitue une étape, n’est pas synonyme de « budget ». Il y a deux méthodes pour ce faire, selon David Truong. La première, plus approximative, consiste à calculer la différence entre son revenu disponible et l’argent épargné (ou la dette accumulée) à la fin de l’année.  

Le revenu disponible, c’est le salaire et les autres entrées d’argent, moins l’impôt et les charges sociales. 

L’autre méthode revient à consigner ses dépenses dans un tableau séparé par catégories, comme lorsqu’on prépare un budget. Si la première approche révèle un déficit chronique ou l’absence d’épargne, la deuxième s’avérera nécessaire pour avoir une vision plus précise.

Pourquoi évaluer le coût de vie

La nécessité d’évaluer son coût de vie se passe d’explications dans une situation d’endettement chronique. Mais pour les autres, ceux qui parviennent à épargner sans budgéter ? 

Le rythme des dépenses évolue considérablement au cours de notre existence, il culmine souvent avec l’achat d’une maison et l’arrivée des enfants. Les salaires tendent à progresser aussi, mais pas toujours à la même vitesse. C’est normal de traverser des périodes où on se sent plus serré.

Un moment donné, on atteint un stade où les dépenses se stabilisent, qu’on a trouvé son niveau de confort, sa vitesse de croisière. C’est le palier sur lequel on voudra rester, le point de référence.

Là, on doit le chiffrer. Cette donnée permettra d’évaluer si on peut maintenir ce train de vie sans les revenus de son travail. Plus tôt on détient cette information, plus on a le temps de s’ajuster.

Le but : passer à la retraite sans débouler les marches, sans passer de la Ferrari au BIXI. 

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