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Il faut avoir des bals de finissants, clame un expert en éducation

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L’interdiction de tenir des bals de finissants par la santé publique malgré des bilans sanitaires en nette amélioration fait sourciller l’expert en éducation et psychologue Égide Royer, qui considère qu’ils doivent avoir lieu pour le bien-être des jeunes. 

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«Je reçois encore des courriels de parents qui sont désespérés devant le désarroi de leurs jeunes. C’est quelque chose d’important», a expliqué l’expert en entrevue avec Mario Dumont, mercredi.

«Il va falloir que la santé publique jette du lest. Il va falloir absolument trouver des solutions créatives et être en mesure entre autres pour les parents avec leurs jeunes, et les jeunes entre eux, de célébrer ce rite de passage», a soutenu le psychologue. 

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Il juge que les autorités doivent mettre de l’eau dans leur vin pour laisser les jeunes célébrer, et que de toute façon, ceux-ci vont célébrer quand même, à l’abri des regards si ces événements ne sont pas autorisés.

Qui plus est, les derniers mois difficiles en raison de la pandémie, marqués par l’école à distance et les restrictions sanitaires, font en sorte qu'on doit féliciter les ados d’avoir réussi à persévérer dans ces conditions.

«Le besoin est réel, est important, et quand on est médecin on se préoccupe aussi de la santé mentale. Dans ce cas-là, la préoccupation est le bien-être de nos grands de 17 ans, il faut absolument apporter des modifications», a conclu Égide Royer.

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Rosalie Lamoureux, étudiante en 5e secondaire, sur QUB radio:

Le Dr Arruda s’engage à réévaluer

En point de presse mercredi matin, le Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique, s’est engagé à réévaluer la possibilité de permettre ou non les bals de finissants.

Annoncée en début de semaine, la décision de la Santé publique de faire une croix encore cette année sur l’organisation de ce rite de passage des élèves du secondaire vers la vie adulte fait bien des mécontents.

«On n’est pas là pour écoeurer la population», s’est défendu mercredi le Dr Arruda, qui participait à la conférence de presse du ministre de l’Éducation au sujet de la rentrée scolaire 2021-2022.