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Le PQ: plus de passé que d’avenir?

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Ce n’est pas un scoop, le parti de feu René Lévesque n’est plus. Le Parti québécois n’est que l’ombre de lui-même aujourd’hui, peinant à se faire considérer comme une force politique à l’Assemblée nationale.  

Avec un chef absent de la joute parlementaire, PSPP n’étant pas élu, le chef parlementaire Pascal Bérubé essaie tant bien que mal de se distinguer, mais force est de constater que ça ne lève pas. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la CAQ a réussi à marginaliser le PQ en lui tirant sous les pieds tous les dossiers permettant de mobiliser les francophones, électoralement parlant. 

Ainsi, le dépôt de la réforme de la loi 101 par la CAQ représente en soi une énième brique qui s’abat sur le PQ. Si la CAQ domine les débats sur la langue et sur l’identité, que restera-t-il au PQ pour se faire valoir ? 

La souveraineté

De plus, avec Québec solidaire en deuxième opposition, le PQ ne peut plus se targuer d’être le seul parti souverainiste au Québec. Pire encore, les péquistes ont également perdu la légitimité de dire qu’ils sont les seuls à avoir de réelles chances d’être au pouvoir pour faire le pays! 

Et comme pour tourner le couteau dans la plaie, le projet de pays, à la base même de sa création, a perdu de son attractivité et devient presque un boulet dans une plateforme électorale. Même Québec solidaire se définirait d’abord comme étant de gauche et ensuite comme souverainiste. 

Un bateau qui coule

Il est ironique de constater que Martine Ouellet, infatigable tenante de la cause souverainiste et ex-ministre péquiste sous le gouvernement Marois, souhaite prendre ses distances du PQ, qu’elle a aspiré à diriger deux fois plutôt qu’une. Elle a récemment créé son parti: Climat Québec, ayant pour objectif de lutter plus ardemment pour la cause environnementale... en faisant le pays. La souveraineté devient donc un moyen plutôt qu’une fin en soi pour les différents mouvements séparatistes, même des plus pressés. 

Même chose pour Catherine Fournier, qui a quitté le PQ en l’accusant de ne pas avoir de plan clair pour fonder la République du Québec. Elle a d’ailleurs résumé la triste position du PQ en disant: «À force de perdre, le PQ est devenu perdant.» Aouch! D’ailleurs, comment comptait-elle pousser la cause souverainiste, de l’hôtel de ville de Longueuil? Mystère et boule de gomme. 

Où est PSPP?

La question se pose. Il a beau tenir des points de presse au foyer de l’Assemblée nationale et prendre position sur tout et n’importe quoi, qui connaît Paul St-Pierre Plamondon aujourd’hui? 

Que ce soit André Boisclair, Pauline Marois, Pierre Karl Péladeau ou Jean-François Lisée, ils avaient tous l’avantage d’être un tant soit peu connus, tantôt pour leur engagement en politique, tantôt pour leur succès dans le monde des affaires. 

La vérité, c’est que personne ne connaît réellement PSPP, ses accomplissements, ses expériences ou ses idées. Est-ce que le PQ peut se permettre d’avoir, en plus d’un problème de positionnement, un déficit de notoriété? 

À 12% dans les intentions de vote, derrière QS, le PQ aura besoin de plus qu’une motion réclamant un émoji aux couleurs du fleurdelisé pour (re)devenir une option électorale crédible.