/opinion/columnists
Navigation

Denis Coderre, le bonhomme huit heures

Coup d'oeil sur cet article

Denis Coderre est revenu dans le paysage politique montréalais après une longue absence. Comme un ex qui réapparaît avec la queue entre les jambes après avoir été voir si l’herbe était plus verte chez le voisin, il nous a promis qu’il avait changé. Et comme on l’aimait encore et qu’on s’était un peu ennuyé de lui, on l’a repris.

Chassez le naturel

Après avoir mené campagne officieusement pendant des mois et nous avoir présenté une version de lui-même remastérisée, la poudre aux yeux avec laquelle l’ex-maire de Montréal semble vouloir nous éblouir se dissipe. 

C’est un euphémisme de dire que le début officiel de la course à la mairie ne se déroule pas comme prévu. Après s’être fait prendre en photo avec des gens qui ont des casiers judiciaires longs comme le bras, il a dû dire babaille à Ali Nestor quelques heures à peine après avoir annoncé que celui-ci se joignait à l’équipe « woke » (lol) du nouveau Coderre.

  • Écoutez Geneviève Pettersen en discuter avec la chroniqueuse Elsie Lefebvre sur QUB radio:

L’habit ne fait pas le moine

Cette semaine, Denis s’est fait pogner à ne pas texter au volant. Décidément, il semble avoir un mauvais karma photographique. Mais le point culminant a été atteint mercredi, lorsque caporal Coderre a décidé de copier Régis Labeaume à propos des parcs, ces lieux de perdition où une génération de jeunes pas élevés vont s’échouer pour s’adonner à la luxure et menacer les bons citoyens.

En point de presse, il a déclaré qu’on devrait arrêter de prendre de la boisson après 20 h, que ce n’était pas pertinent. Aux dernières nouvelles, boire du gin à 14 h ne l’est pas plus même si, comme dirait ma mère, il est toujours 5 h quelque part dans le monde. 

Denis Coderre a enchaîné en disant qu’il fallait parfois protéger les gens contre eux-mêmes. Coudonc, est-ce le retour de la Grande Noirceur ? C’est tellement infantilisant. 

En tout cas, si monsieur Coderre cherchait à courtiser l’électorat jeune, il vient de rater son objectif. Visiblement, s’acheter une nouvelle paire de lunettes cool ne suffit pas à changer un homme.