/news/education
Navigation

Frappé au visage en pleine classe

L’altercation a été filmée par des élèves à Gatineau

Zachary Maisonneuve a été roué de plusieurs coups de poing par un camarade de classe jeudi à même les murs de l’école secondaire Grande-Rivière, à Gatineau.
Captures d'écran courtoisie Zachary Maisonneuve a été roué de plusieurs coups de poing par un camarade de classe jeudi à même les murs de l’école secondaire Grande-Rivière, à Gatineau.

Coup d'oeil sur cet article

Un père de Gatineau dénonce la nonchalance de l’école secondaire de son fils après que celui-ci a été frappé de plusieurs coups de poing par un autre élève en pleine classe cette semaine.

« Lundi, est-ce que je l’envoie à l’école ou je le garde à la maison, surtout qu’ils sont en période d’examens ? » s’interroge Martin Maisonneuve, inquiet pour la sécurité de son fils Zachary. 

Jeudi, l’élève de 15 ans de l’école secondaire Grande-Rivière a été roué de coups au visage par un camarade de classe sous le regard des autres élèves. Personne n’est intervenu durant l’altercation, selon une vidéo consultée par Le Journal. La séquence aurait d’ailleurs circulé dans des groupes privés sur les réseaux sociaux.

Zachary craint d’être de nouveau ciblé par son agresseur ou ses amis en remettant les pieds à l’école. Il serait d’ailleurs vulnérable à de telles attaques, ayant subi des commotions cérébrales dans le passé.

« Est-ce que nos enfants sont vraiment en sécurité à l’école ? » questionne Martin Maisonneuve, qui critique également le soutien médical apporté à son fils après l’incident.

Provocation

L’agresseur aurait tenté de provoquer Zachary en lui lançant des ballons sur l’heure du midi, selon M. Maisonneuve. Une fois en classe, il aurait « pété un plomb », rapporte le père de quatre enfants.

Après les événements, la direction « ne nous a même pas dit qu’il s’était fait frapper, mais qu’il y avait eu une bousculade, fait savoir M. Maisonneuve. On n’a aucune idée à quel point c’est grave à ce moment-là, jusqu’à tant qu’en soirée on reçoive la vidéo par les médias sociaux. »

« Il n’y a pas grand-chose qui justifie cinq coups de poing en pleine face », dit le père, qui assure que son fils n’avait rien à se reprocher.

Sans surveillance

Aucun professeur n’était présent lorsque Zachary a été tabassé. « L’enseignant avait quitté la classe, et la surveillance, à ce moment, s’effectuait notamment dans le corridor », indique Caroline Sauvé, porte-parole du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO).

L’agresseur a été suspendu, mais Martin Maisonneuve déplore de ne pas connaître la sanction exacte. 

Puisque l’élève est âgé de moins de 16 ans, l’établissement ne peut l’expulser à moins d’avoir un dossier assez étoffé, explique Mme Sauvé.

Le Service de police de la Ville de Gatineau a confirmé qu’une enquête était en cours.