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Grève chez Exceldor: une médiatrice est nommée

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Une médiatrice spéciale a été nommée dans le dossier du conflit de travail en cours à l’usine Exceldor de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches.

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Hélène Poulin, médiatrice-conciliatrice en chef au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, a ainsi été nommée dans ce dossier.

Mme Poulin cumule plus de 30 ans d'expérience dans le domaine des relations du travail, selon ce qu’a indiqué le ministère dans un communiqué, vendredi.

Capture d'écran TVA Nouvelles

«Cette nomination vise à rapprocher les parties pour favoriser une reprise des négociations afin de parvenir à une entente négociée, et ce, dans les meilleurs délais possible», peut-on lire.

Elle bénéficiera de la collaboration de Richard Fortin, conciliateur au dossier, pour aider les parties à conclure une entente de principe menant à la signature d'un nouveau contrat de travail.

Par voie de communiqué, la direction d'Exceldor s’est réjouie de cette nomination: «La coopérative espère sincèrement que les séances prévues durant la fin de semaine produiront l'effet escompté et qu'elles permettront de dénouer l'impasse. Surtout, la direction souhaite que les parties puissent identifier une voie de passage qui, rapidement, mettra un terme à un conflit de travail dont les conséquences sont dramatiques en termes de gaspillage alimentaire et de rupture des chaînes d'approvisionnement».

Capture d'écran TVA Nouvelles

Sans convention collective depuis le 31 juillet 2020, les quelque 600 syndiqués de l’usine d’Exceldor de Saint-Anselme ont déclenché la grève, le 23 mai dernier, après avoir refusé un montant forfaitaire moyen de 1500 $ par travailleur et un salaire horaire passant de 20,71 $ à 22,51 $ l'heure.

«On a fait un petit pas en avant, on avait ce désir-là de pouvoir se rapprocher. Nos demandes sont de 25 $ l’heure et ces gens-là le méritent», a déclaré Réal Ménard, du syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, à TVA Nouvelles, vendredi.

Capture d'écran TVA Nouvelles

Du côté de la partie patronale, on estime que l’offre était plus que raisonnable: «C’est important de dire que dans la dernière offre finale et globale c’était le statu quo, il n’y avait aucune perte, du côté des vacances et des avantages sociaux. L’offre aurait été dans ce qui a de plus généreux sur le marché canadien de l’industrie de la transformation alimentaire de volaille, ça aurait été plus que compétitif», a déclaré Jordan Ouellet, conseiller en communication chez Excellor.

Des impacts sur le milieu avicole

L'usine de Chaudière-Appalaches traite près d'un million de poulets par semaine, ce qui en fait l'une des plus grosses usines de ce type au Québec.

En plus d'affecter les chaines d'approvisionnement des supermarchés et des restaurants, ce conflit de travail paralyse l’usine, forçant les éleveurs à euthanasier leurs poulets.

En attendant que les parties concernées s’entendent, ce sont près de 500 000 poulets qui auront été euthanasiés en deux semaines de grève.

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