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Le secret pour prendre sa retraite à 40 ans

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Si la plupart des Québécois espèrent être en mesure de prendre leur retraite à 65 ans, Jean-Sébastien Pilotte a quant à lui quitté le marché du travail il y a quelques années, à seulement 39 ans.

Le Québécois, aujourd’hui âgé de 42 ans, ne doit pas sa retraite hâtive à une immense fortune familiale ou un billet de loterie chanceux.

Celui qui a écrit le livre La retraite à 40 ans a expliqué que c’est avec des efforts, de la patience et quelques trucs qu’il a réussi cet exploit. Son principal conseil : miser sur l’épargne plutôt que sur d’imposants revenus.

«Pour moi, la vraie solution, la clé, c’est vraiment au niveau des dépenses. On a beaucoup plus de contrôle sur les dépenses que sur les revenus», a-t-il déclaré en entrevue à l’émission À vos affaires sur les ondes de LCN, vendredi.

Comment épargner?

Jean-Sébastien Pilotte a affirmé qu’il est possible d’épargner beaucoup d’argent en coupant sur des dépenses répandues, mais non essentielles.

Une voiture dispendieuse ou un forfait cellulaire coûteux peuvent facilement être évités, a avancé le jeune retraité, qui paye 13 $ par mois pour utiliser son téléphone portable.

«J’ai le WiFi à la maison, je l’avais au bureau quand je travaillais. On l’a partout dans les restaurants, alors je n’ai pas besoin d’avoir un gros forfait de données», a-t-il expliqué.

L’autre ingrédient important pour prendre sa retraite tôt est de résister à l’envie de consommer, selon Jean-Sébastien Pilotte.

«Ça prend beaucoup de discipline et de patience. La chose la plus facile à faire dans le monde, c’est de dépenser, parce qu’on est sollicité partout. On est exposé entre 3000 et 4000 messages publicitaires chaque jour», a clamé l’homme de 42 ans.

Il a néanmoins admis qu’il y a une part de chance dans sa recette, notamment la chance d’être né dans un pays d’opportunités comme le Canada et d’avoir eu des parents qui ont valorisé l’importance de l’éducation et de ne pas trop dépenser.

Un week-end perpétuel

Questionné à savoir s’il y avait des aspects plus négatifs d’être retraité aussi jeune, Jean-Sébastien Pilote a répondu qu’il n’y trouve aucun inconvénient, même pas l’ennui.

«Mes journées passent très rapidement. C’est comme si je vous demandais si vous vous ennuyez le week-end. La plupart des gens vont dire : non, je n’ai pas assez de temps pour faire ce que j’aime. La retraite, c’est un peu ça : c’est le week-end perpétuel», a-t-il soutenu.