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Sue Montgomery, une saga qui coûte cher

Sue Montgomery, une saga qui coûte cher
Photo d'archives, Agence QMI

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Depuis le début de la saga Montgomery, la Ville de Montréal a dû rembourser près de 275 000 $ en frais juridique. Des sommes qui pourraient augmenter en regard des derniers événements. 

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«J’ai dénoncé des pratiques inacceptables au travail. Et pour cela, j’ai été la cible d’attaques personnelles et ma réputation a été entachée», a dénoncé Mme Harris, en réponse aux questions de l’Agence QMI.

Jeudi, Annalisa Harris, cheffe de cabinet de Sue Montgomery, mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, a lancé une poursuite de 186 000$ contre la mairesse Valérie Plante et la Ville de Montréal pour une atteinte à sa réputation.

Mme Harris a tenu à rappeler que la Ville de Montréal a été condamnée à plusieurs reprises pour des conditions de travail malsaines, plus récemment, pour la présence de discrimination chez les Cols bleus de Montréal-Nord.

«[Dans notre arrondissement], le climat de travail toxique est bien documenté, et ce depuis au moins 2009. Pourquoi est-ce que la Ville de Montréal attend toujours une décision de la cour pour agir», s’est également interrogé Mme Harris, qui a ajouté vouloir un changement de culture pour tous les employés de la métropole.

Elle a également rappelé que la Cour supérieure lui a donné raison une première fois en décembre passé.

«La Cour supérieure a statué que la mairesse Plante et la Ville de Montréal ont agi de manière illégale et draconienne en exhortant publiquement que la mairesse Montgomery me congédie sans preuve», a-t-elle ajouté.

De son côté, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a déclaré que les citoyens de l’arrondissement ont d’abord et avant tout besoin d’avoir des «élus à l’écoute».

«Je trouve ça dommage que Mme Montgomery et Mme Harris ajoutent poursuite par-dessus poursuite par-dessus recours collectif, qui au final, coûtent cher aux résidents de l’arrondissement», a pour sa part déclaré la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Depuis le début de la saga, la Ville de Montréal a dû rembourser près de 270 000 $ en frais d’avocat pour Mme Montgomery.

C’est ce qu’a révélé Benoit Dorais, président du comité exécutif de la Ville, lors d’une séance du conseil municipal.

«Mme Montgomery a le droit d’avoir un remboursement de ses frais juridiques. La Ville de Montréal ne le conteste pas. Ceci dit, les tarifs qui sont demandés par ses procureurs excèdent de beaucoup le maximum établi par la politique sur les tarifs pour les frais juridiques externes», a-t-il dévoilé.

La saga a commencé en 2019, lorsqu’une enquête des ressources humaines de la ville a conclu que Mme Harris avait harcelé psychologiquement deux employés municipaux.

Une conclusion rejetée par Mme Montgomery, qui a refusé de renvoyer sa cheffe de cabinet, menant à son expulsion de Projet Montréal.

La Ville avait également pris des mesures pour empêcher les fonctionnaires de l’arrondissement de communiquer avec Mme Harris. Les deux femmes s’étaient tournées vers les tribunaux, remportant un jugement à la Cour supérieure du Québec qui avait demandé à la Ville de mettre fin à cette directive.