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Violente mise en échec de Scheifele: «J’aurais aimé un match ou deux supplémentaires» – Stéphane Auger

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L’ancien arbitre de la Ligue nationale de hockey Stéphane Auger croit que Mark Scheifele méritait une suspension plus sévère que quatre matchs pour son coup à l’endroit de Jake Evans, du Canadien de Montréal.

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Selon l’ancien officiel, qui a arbitré plus de 700 matchs dans le circuit, le Département de la sécurité des joueurs a omis le fait que l’attaquant des Jets de Winnipeg avait «couru après les joueurs pendant la troisième période».

«Il préparait le prochain match, comme on dit, et c’est une expression qu’on ne veut plus entendre dans le hockey aujourd’hui», a-t-il expliqué à l’émission Salut Bonjour, sur le réseau TVA, vendredi matin.

«J’aurais aimé un match ou deux supplémentaires.»

Auger croit cependant que l’acte prémédité de l’assaillant, qui «voyage sur trois zones» pour livrer son coup «à 45 km/h», a été bien expliqué par le vice-président sénior du DSJ, l’ancien hockeyeur Stéphane Quintal.

«L’explication est bonne, mais il manque le fait qu’il a couru après tout le monde en troisième pour se venger un peu», a-t-il répété.

Les récidivistes récents Nazem Kadri et Tom Wilson ont écopé respectivement de huit et sept matchs de suspension. Même si Scheifele n’a pas d’antécédents en matière disciplinaire, le DSJ aurait-il dû en faire un exemple et passer un message pour éradiquer les coups dangereux à la tête?

«Je pense que oui, a dit Auger. Le geste est puni et la notion de récidiviste sera toujours là. Un joueur qui commet la même infraction doit être puni plus sévèrement. Scheifele, en presque 600 matchs, n’a jamais eu d’incident de suspension. C’est correct, là, mais le geste en tant que tel valait cinq ou six matchs [de sanction].

«La notion de récidiviste n’est pas le problème. C’est de punir plus sévèrement ces gestes-là», a-t-il ajouté en rappelant que le joueur châtié a l’occasion de porter sa cause en appel.  

Enfin, Auger croit que les gens doivent cesser de blâmer les officiels et la Ligue pour le fléau des coups à la tête et montrer du doigt ceux qui commettent les infractions.

«Il y a les joueurs, aussi. Scheifele avait l’option de ralentir [...] Il avait l’option de jouer la rondelle et ne pas lui toucher. Donc, oui, il y a une question de culture.

«Une partie de la responsabilité revient au joueur. Ce qu’on aimerait voir, pour que change la culture, c’est [...] de dire: “T’es un prédateur. T’as la possibilité d’aller en appel, mais la suspension sera plus sévère.”»

Personne chez le CH n'a commenté la décision. L'entraîneur-chef des Jets, Paul Maurice, a pour sa part estimé que la mise en échec de son joueur était «propre», une déclaration qui en a fait sourciller plusieurs.