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Gala Québec Cinéma: un gala sans bitcherie

Geneviève Schmidt
Photo d'archives, Chantal Poirier Geneviève Schmidt

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Il y a environ deux mois, Geneviève Schmidt faisait son jogging dans les Laurentides en contemplant l’idée de prendre quelques jours de congé ce printemps quand elle a reçu un coup de fil inattendu de son agent. « Veux-tu animer le Gala Québec Cinéma ? », lui a-t-il demandé sans avertissement. L’actrice n’a pas pu s’empêcher d’éclater de rire... avant d’accepter le défi sans hésiter.

« Cette offre est vraiment sortie de nulle part, lance Geneviève Schmidt lors d’un entretien accordé au Journal plus tôt cette semaine. C’était un matin tranquille. 

« J’étais dans les Laurentides, par un petit dimanche tranquille, et je me disais justement que j’étais chanceuse parce que j’avais travaillé sur cinq projets pendant l’année de la COVID et que j’avais un peu de temps libre devant moi en avril et en mai. Je me disais que ça allait me faire du bien et que j’allais peut-être pouvoir rénover ma maison. C’est à ce moment précis que mon agent m’a appelé pour me parler de cette offre. Ça m’a fait rire, mais j’ai accepté en moins de 12 minutes. J’ai plongé. »

Le désir d’animer un gala n’avait pourtant jamais fait partie des objectifs de carrière de Geneviève Schmidt avant de recevoir cette proposition des gens de Québec Cinéma, les organisateurs de la grande fête du cinéma québécois. Sans aller jusqu’à souffrir du syndrome de l’imposteur, elle dit se considérer d’abord et avant tout comme une actrice. 

« Pour moi, animer, c’est vraiment un autre métier, insiste l’actrice connue pour ses rôles dans le film Menteur et les séries télé District 31 et Unité 9

« Je suis quelqu’un de gênée dans la vie, je suis gaffeuse et ça peut m’arriver de dire des conneries. Dans ma tête, je n’ai pas ce côté machinal et efficace d’une animatrice. Mais je mets toujours mes couleurs dans mes personnages. Et là, en me confiant le rôle d’animatrice du gala, ils m’ont permis de mettre ma propre couleur dans le gala. Je vais donc le faire à ma façon, avec le plus de sincérité possible. »

Comme des retrouvailles

En prenant les rênes de la 22e édition du Gala Québec Cinéma, Geneviève Schmidt succède au tandem Guylaine Tremblay-Edith Cochrane qui a animé la cérémonie de 2017 à 2019. La soirée se déroulera sous le signe des retrouvailles, l’industrie du cinéma n’ayant pas eu la chance de se réunir l’an passé pour décerner ses prix – ceux-ci ont été remis de façon virtuelle, pandémie oblige. 

Comme dans les récents galas présentés au Québec (Artis, Les Olivier), les artistes nommés seront présents dans la salle (Ie mythique Studio 42 de Radio-Canada), distanciés les uns des autres. « Même si on ne sera pas beaucoup dans la salle, je suis déjà très contente d’avoir des sourires devant moi, indique Geneviève Schmidt. Je viens du théâtre alors j’ai besoin d’avoir ce contact avec le public. Ça va nous faire du bien d’être là en personne, et ensemble. Les gens qui vont être dans la salle vont sûrement être très contents d’être là. Pour moi, ça va être du bonbon. Je pense que le gala va avoir une ambiance très conviviale. »

La dernière année n’a pas été facile pour le cinéma en général. Les salles au Québec ont été fermées pendant cinq mois et certains films n’ont pas eu la chance de se faire valoir auprès du grand public. Dans ce contexte, Geneviève Schmidt souhaite présenter un gala positif et rassembleur. 

« Quand ils m’ont demandé d’animer le gala, je leur ai dit : Un gala sans bitcherie. Un , parfait. Mais je ne veux pas qu’on aille dans la bitcherie. On s’entend que la dernière année a été particulière. Si on fait un Gala Québec Cinéma, c’est pour promouvoir notre cinéma et en parler. Daniel Langlois, le scripteur principal du gala, est du même avis que moi. Il ne cherche pas à aller chercher le rire à tout prix. Il n’y aura pas de textes méchants ou mesquins. On est des gens simples qui veulent donner du bonheur et du positif. » 


► Le 22e Gala Québec Cinéma est présenté demain à 20 h sur les ondes d’Ici Radio-Canada Télé. 

Nos choix et nos prédictions 

♥ = Choix

★ = Prédiction

Meilleur film 

  • Le Club Vinland 
  • La déesse des mouches à feu ♥ ★ 
  • Mon année Salinger 
  • Souterrain 
  • Nadia, Butterfly  
<i>La déesse des mouches à feu</i>
Photo courtoisie
La déesse des mouches à feu

Meilleure réalisation 

  • Anaïs Barbeau – Lavalette – La déesse des mouches à feu ♥ ★ 
  • Sophie Dupuis – Souterrain 
  • Philippe Falardeau – Mon année Salinger 
  • Benoît Pilon – Le Club Vinland 
  • Daniel Roby – Suspect numéro un  
Théodore Pellerin dans <i>Souterrain</i>
Photo courtoisie
Théodore Pellerin dans Souterrain

Meilleur scénario  

  • Catherine Léger –La déesse des mouches à feu  
  • Daniel Roby – Suspect numéro un  
  • Normand Bergeron, Benoît Pilon et Marc Robitaille – Le Club Vinland  
  • Philippe Falardeau – Mon année Salinger  
  • Sophie Dupuis – Souterrain    
Geneviève Schmidt
Photo courtoisie, FILMS OPALE

Meilleur premier film 

  • Vacarme 
  • Félix et le trésor de Morgaä  
  • Jusqu’au déclin ♥ ★  

Meilleure interprétation féminine – premier rôle 

  • Émilie Bierre – Les Nôtres  
  • Marie-Évelyne Lessard – Jusqu’au déclin 
  • Margaret Qualley – Mon année Salinger  
  • Sarah Sutherland – Comme une maison en feu 
  • Karelle Tremblay – Mort d’un séducteur  

Meilleure interprétation masculine – premier rôle   

  • Réal Bossé – Jusqu’au déclin 
  • Paul Doucet – Les Nôtres 
  • Patrick Hivon – Mont Foster 
  • Antoine Olivier Pilon – Suspect numéro un  
  • Sébastien Ricard – Le Club Vinland    

Meilleure interprétation féminine - rôle de soutien 

  • Caroline Néron - La déesse des mouches à feu ♥ ★ 
  • Marianne Farley - Les Nôtres 
  • Sigourney Weaver – Mon année Salinger 
  • Sophie Desmarais – Vacarme 
  • Éléonore Loiselle – La déesse des mouches à feu  

Meilleure interprétation masculine – rôle de soutien  

  • James Hyndman – Souterrain 
  • Normand D’Amour – La déesse des mouches à feu  
  • Robin L’Houmeau – La déesse des mouches à feu 
  • Rémy Girard – Le Club Vinland 
  • Théodore Pellerin – Souterrain   

Révélation de l’année 

  • Arnaud Vachon – Le Club Vinland  
  • Jasmine Lemée – Mon cirque à moi 
  • Joakim Robillard – Souterrain 
  • Kelly Depeault – La déesse des mouches à feu ♥ ★ 
  • Rosalie Pépin – Vacarme   

Quatre points à surveiller  

Après les Oscars à Hollywood et les Césars en France, c’est au tour de l’industrie du cinéma québécois de remettre ses prix. Voici quatre choses à suivre lors de la 22e édition du Gala Québec Cinéma, demain soir : 

LA DÉESSE PART FAVORI

<i>La déesse des mouches à feu</i>
Photo courtoisie
La déesse des mouches à feu

Assisterons-nous au triomphe de La déesse des mouches à feu? Avec sa récolte de 15 nominations, le nouveau film d’Anaïs Barbeau-Lavalette (Inch’Allah) s’impose comme le grand favori pour les prix principaux du gala qui seront remis demain soir. Le long métrage adapté du roman de Geneviève Pettersen est en lice pour les Iris du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario, mais aussi pour ceux de la révélation de l’année (Kelly Depeault), de la meilleure actrice de soutien (Caroline Néron et Éléonore Loiselle) et du meilleur acteur de soutien (Normand D’Amour et Robin L’Houmeau).  

DES FILMS PEU VUS

<i>Souterrain</i>
Photo courtoisie, Axia Films
Souterrain

La pandémie de COVID-19 ayant retardé ou compromis la sortie de plusieurs films dans la dernière année, certains des longs métrages finalistes n’ont pas eu la chance de se faire valoir auprès du grand public. C’est le cas notamment de Souterrain, de Sophie Dupuis, qui a récolté 13 nominations même s’il vient tout juste de sortir en salle après avoir été repoussé à quelques reprises. Également en lice pour 13 prix, Le Club Vinland, de Benoit Pilon, a été retiré de l’affiche après seulement deux semaines en avril dernier à cause de la troisième vague de COVID-19. Bonne nouvelle : il sera relancé en salle plus tard cette année.   

ET LE PUBLIC A CHOISI...

Exceptionnellement, les organisateurs du gala ont décidé de donner la chance aux 32 longs métrages québécois (fictions et documentaires) ayant pris l’affiche dans la dernière année d’être éligibles au prix du public, remis au film le plus populaire. Après un vote de premier tour qui s’est déroulé entre le 14 et le 23 mai sur le site de Québec Cinéma, cinq finalistes ont été retenus, parmi lesquels on retrouve trois films de fiction (Le Club Vinland, La déesse des mouches à feu et Jusqu’au déclin) et deux documentaires (Les Rose et Je m’appelle humain). 

LES VEDETTES AU RENDEZ-VOUS

Pascale Bussières, Rémy Girard, Caroline Néron et Louis Morissette
Photos d'archives, Agence QMI, Chantal Poirier et courtoisie
Pascale Bussières, Rémy Girard, Caroline Néron et Louis Morissette

Après avoir été contraints l’an passé de remettre leurs prix de façon virtuelle, les organisateurs du Gala Québec Cinéma auront la chance cette année d’accueillir un nombre restreint d’invités dans le Studio 42 de Radio-Canada. Micheline Bernard, Émilie Bibeau, Pascale Bussières, Rémy Girard, Caroline Néron, Ricardo Trogi, Louis Morissette, Catherine Trudeau et Sébastien Ricard font partie des vedettes qui seront sur place pour remettre des prix.