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Le casse-tête de Christiane Germain

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Photo courtoisie La femme d’affaires Christiane Germain.

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La femme d’affaires Christiane Germain a été qualifiée de reine de l’hôtellerie au Canada, mais récemment elle aimerait plutôt se transformer en magicienne. D’un coup de baguette magique, la coprésidente de Germain Hôtels souhaiterait trouver des employés pour son populaire établissement à Charlevoix.

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« Ce n’est pas compliqué, il nous manque une soixantaine d’employés actuellement. On parle de tous les secteurs, en cuisine, mais aussi dans l’entretien ménager », a confié Mme Germain en entrevue avec Le Journal. C’est le tiers des postes qui reste à pourvoir à l’hôtel Le Germain Charlevoix en vue de la saison estivale. Elle se dit ouverte à toutes les propositions pour dénicher des travailleurs, même le partage d’employés. 

« Je suis ouverte à cela. C’est déjà arrivé plusieurs fois. On ne pouvait assurer 40 heures à des employés et ils allaient chercher la balance dans un autre établissement. C’est loin d’être interdit pour nous. Je n’ai jamais eu de problèmes avec cela », a-t-elle estimé.  

Elle affirme même avoir fait des offres à tous les employés canadiens de Germain Hôtels, notamment ceux qui ont été mis à pied en raison de la pandémie afin de venir travailler à Baie-Saint-Paul.  

Encore besoin d’aide de l’État 

Mais la cofondatrice du groupe hôtelier croit que parfois le gouvernement ne stimule pas suffisamment les employés à retourner sur le marché du travail. 

« Je suis tannée de chialer (rires). Mais actuellement, on a plusieurs vents de face. Avec les assouplissements des règles à l’assurance-emploi, certaines personnes décident de rester à la maison, plutôt que venir travailler. Je ne les blâme pas, mais pour nous, ça rend la tâche plus difficile », croit-elle. 

Elle croit aussi que les règles entourant l’immigration devraient être assouplies afin de permettre aux travailleurs étrangers saisonniers de venir plus facilement au Québec. 

« Et je dis aussi aux gouvernements : nous avons encore besoin de la subvention salariale. Dans certains de nos hôtels, on peut s’attendre à un bel été, mais dans les centres-villes, à Montréal ou Toronto, je ne sais pas ce qui va arriver. Alors, le gouvernement devrait continuer d’aider certains secteurs qui peinent davantage », lance-t-elle comme message.