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Le concept de cuisine fantôme de Pacini profite aussi aux employés

Certains franchisés ont vu leurs ventes pour livraison augmenter de 50 %

Restaurants Pacini
Photo courtoisie, Marion Fournier Le v.-p. exécutif des Restaurants Pacini, Laflèche Francoeur, entouré de William Sargent et de Jonathan Harpin, tous deux cuisiniers du Pacini de Sainte-Julie, en Montérégie.

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Tout est parti de la recherche d’un moyen de survivre à la pandémie. Au final, la nouvelle formule empruntée par les Restaurants Pacini semble faire le bonheur de tous, y compris de leurs employés qui pourraient aussi en bénéficier.

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S’inspirant du nouveau concept en vogue des cuisines fantômes que l’on retrouve à New York et à Toronto, la chaîne Pacini a eu l’idée d’offrir à d’autres de profiter de ses cuisines et de son personnel précieux, partout au Québec, pour préparer leurs mets destinés à la livraison.

« Nos cuisiniers sont déjà sur place, nos cuisines aussi, explique le propriétaire de Pacini, Pierre Marc Tremblay. Pourquoi ne pas profiter de l’engouement nouveau pour les repas livrés à domicile pour offrir des heures de travail plus longues et régulières à notre personnel ? »

C’est là un des objectifs que visait Pacini lorsque la chaîne de 25 restaurants a convenu de signer un premier partenariat avec la populaire chaîne montréalaise de restaurants Queues de Castor. 

Une alliance complémentaire

Étrange en apparence, cette alliance stratégique trouve tout son sens lorsqu’on sait que plus de 75 % des ventes de Queues de Castor se font en soirée à partir de 20 h, et ce, parfois jusqu’au petit matin.

« Comme le gros de leurs commandes débute au moment même où nos cuisines commencent à être moins occupées, ça nous semblait une alliance parfaite, explique l’un des principaux architectes de cette initiative », le vice-président exploitation de Pacini, Laflèche Francoeur.

L’expérience, lancée il y a un mois dans la moitié des Pacini jusqu’à présent, s’avère déjà concluante. « Certains franchisés ont vu la valeur de leurs livraisons à domicile croître de 50 %. Et cela à peu près sans augmentation des coûts fixes, souligne M. Francoeur. Et comme la demande et les ventes sont au rendez-vous, nous pouvons nous permettre d’allonger les heures de nos cuisiniers, ce qui n’est pas négligeable en ces temps de pénurie de main-d’œuvre. »

De son côté, le président de Queues de Castor, Pino Di Iola, n’y voit que du bon. 

« Tout le monde en profite, dit-il. J’aime beaucoup comment les choses se déroulent jusqu’à présent. »

De nouveaux marchés

Jusque-là surtout présente dans les festivals (Osheaga, St-Tite, etc.), les parcs d’attractions (La Ronde...) et les quartiers touristiques, la chaîne de restauration rapide profite de ce partenariat pour faire connaître ses pâtisseries dans des régions qui lui étaient inaccessibles auparavant. 

C’est le cas d’Alma, au Lac-Saint-Jean, par exemple. Ailleurs, Queues de Castor peut, grâce aux commandes passées sur les plateformes de livraison comme Uber Eats ou DoorDash, identifier les zones qui pourraient accueillir les prochaines ouvertures de restaurants physiques.

Une chose est sûre, Pacini n’entend pas arrêter l’expérience de sitôt. Même que, si les choses se passent comme elle l’espère, ses cuisines accueilleront les recettes d’autres enseignes de restaurants avant longtemps.