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Pas de «sorties vaccin» pour des élèves de Montréal

Une formule «familiale» pour les adolescents est préconisée dans l’Ouest de l’Île

Vaccination scolaire
Photo Dominique Scali Les élèves interrogés à l’école Cavelier-De LaSalle considèrent qu’il aurait été plus simple d’organiser des activités de vaccination à l’école. De gauche à droite : Zachary Couture, Azrick Fournier, Alexander Batutin, Gabriel Champagne et Daniel Sanchez.

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La plupart des élèves de l’Ouest de Montréal n’auront pas droit à la fameuse «sortie scolaire» de vaccination annoncée par le gouvernement, ce qui déçoit des jeunes et inquiète des intervenants.

«Je n’ai pas le temps d’aller me faire vacciner en dehors de l’école», soupire Abigail Fabris, 16 ans, qui travaille dans le domaine de la restauration quand elle n’est pas en train d’étudier à l’école Cavelier-De LaSalle.

C’est ce lundi que débutera la campagne de vaccination en milieu scolaire un peu partout au Québec. Pour beaucoup, l’activité prendra la forme d’une «sortie» en groupe vers les centres de vaccination.

Pour d’autres, les vaccinateurs se rendront à proximité de l’école pour que les jeunes n’aient pas à se déplacer. Chaque CIUSSS et CISSS doit orchestrer le tout avec les écoles.

Or, le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal a décidé de ne pas appliquer ces formules sur son territoire pour les élèves du régulier, préférant la formule «familiale».  

Manque d’effectifs

La raison de ce choix? Un manque d’effectifs et un très vaste territoire à couvrir, explique Marie-Florente Démosthène, coordonnatrice des activités de santé publique au CIUSSS.

Des plages horaires ont plutôt été dégagées dans les centres pour accueillir les élèves ainsi que leurs parents en après-midi et en soirée. Des musiciens et des chiens spécialisés en zoothérapie seront présents à certains endroits.

Seuls certains jeunes présentant des besoins particuliers ou certaines écoles de quartiers plus vulnérables pourraient se faire vacciner à l’école ou avoir accès au transport, éventuellement.   

Ainsi, la plupart des élèves de 12 à 17 ans de Dorval, de Lachine, de LaSalle et de l’Ouest de l’Île devront se rendre par leurs propres moyens à un centre.

«Arrangez-vous»

«C’est un peu comme dire aux parents: ‘’arrangez-vous’’», s’étonne Mélanie Hubert, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal.

«On trouve ça un peu cave», avoue Zachary Couture, 17 ans, qui attendait de voir ce qui se ferait avec l’école. «Avoir su, j’aurais pris mon rendez-vous avant.»

«Les familles monoparentales vont faire quoi?», s’inquiète Hala Jawlakh, présidente du conseil d’établissement de l’école Cavelier-De LaSalle, à Montréal, située en zone défavorisée et multiethnique.  

Mme Démosthène a toutefois confiance de parvenir à joindre les adolescents malgré tout. «Il ne faut pas sous-estimer les parents», rappelle-t-elle.  

En date de jeudi, quelque 8000 jeunes de 12 à 17 ans avaient déjà leur rendez-vous, sur les 24 000 à joindre dans l’Ouest de l’Île. «Et eux, ce n’est pas l’école qui les a amenés.» 

De son côté, le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys a fait des représentations auprès du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal pour le convaincre de fonctionner comme ailleurs: en vain, indique la régisseuse, Annie Bourassa.   

Pour ce qui est du ministère de la Santé, il rappelle que l’option de se faire vacciner via le réseau scolaire doit exister pour tous les jeunes. «Il faut absolument avoir une formule hybride», indique par courriel Marjaurie Côté-Boileau, du cabinet du ministre Dubé. 

Situation au Québec

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Total 5 195 725+ 35 114

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