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Photos de Plante et Coderre: une leçon pour les autres candidats

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Malgré le fait que nous vivons avec la COVID-19 depuis plus d’une année, il est facile d’oublier les détails de chaque règle sanitaire, surtout lorsque nous en sommes à nos premiers verres sur les terrasses.

Cependant, autant sur les terrasses que dans les activités publiques, les candidats à l’élection municipale, l’automne prochain, devront suivre les mesures sanitaires à la lettre. 

Depuis le début de la pandémie, on a vu de nombreux Québécois appeler les forces policières pour dénoncer leurs voisins. Il y a fort à parier que ceux-ci n’hésiteront pas à faire la même chose s’ils prennent des candidats en défaut, comme on l’a vu dans le cas de Valérie Plante et Denis Coderre.

S’excuser

«C’était très important pour moi de m’excuser et de rappeler l’importance de suivre les règles. Ce qui est bon pour tout le monde, c’est bon aussi pour moi.»

Les excuses de Mme Plante sont arrivées rapidement. Elle devait le faire ainsi pour pouvoir tourner la page. La grande majorité des électeurs reconnaîtront qu’ils n’ont pas toujours suivi les règles à la lettre eux aussi.

Cependant, il reste 155 jours avant le vote; Mme Plante doit faire attention et ne doit pas se faire prendre, à plusieurs reprises, en train d’enfreindre les règles de la Santé publique. 

Faire des excuses une fois, ça fonctionne, mais à répétition, ça sonne faux.

Trop attendre

Son principal adversaire à la mairie a utilisé une autre stratégie avec l’histoire de son cellulaire au volant. 

L’équipe de M. Coderre a donné très peu de détails lorsque la photo a été publiée: «Denis Coderre ne texte pas au volant. Aucun commentaire à ce sujet.»

Quarante-huit heures plus tard, M. Coderre a donné sa version des faits: «Ce qui est arrivé, c’est que l’appareil est tombé de mon socle. Je l’ai pris dans mes mains; c’est sûr qu’on ne pouvait pas texter parce que je ne pouvais pas texter avec ça. J’ai vérifié si tout était correct et je l’ai replacé par la suite.»

Clairement, il aurait été plus bénéfique pour l’ancien député libéral de donner cette version dès le début et de ne pas attendre aussi longtemps. 

Malheureusement pour lui, M. Coderre n’est peut-être pas au bout de ses peines. La police de Montréal évalue la possibilité, avec l’aide du Directeur des poursuites criminelles et pénales, de remettre une contravention au chef d’Ensemble Montréal pour avoir manipulé son cellulaire au volant de son véhicule.

La photo de Valérie Plante sur une terrasse et celle de Denis Coderre avec son téléphone cellulaire doivent donner une leçon à toutes les personnes qui brigueront les suffrages municipaux.

Pour passer une belle campagne, chaque candidat doit apprendre les règles sanitaires par cœur et, bien entendu, avoir un socle de bonne qualité pour tenir son cellulaire dans sa voiture.