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Un autre été difficile attend les hôteliers montréalais

Même avec le déconfinement, ils s’attendent à recevoir peu de touristes

José Marrache
Photo Clara Loiseau José Marrache, copropriétaire de l’hôtel Le Relais Lyonnais, rue Saint-Denis, dans le Quartier latin de Montréal, pense qu’il faudra attendre encore un an avant de retrouver des clients pour remplir son établissement.

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Alors que la fièvre des vacances estivales commence à se faire sentir en région, où certains établissements d’hébergement affichent déjà complet, les hôtels montréalais peinent à attirer les touristes québécois.

« Pour nous, c’est simple : depuis un an, rien n’a changé. À Montréal, ça va être mort. Tout le monde va encore partir en région », pense Albert Cohen, copropriétaire de l’hôtel Le Relais Lyonnais, rue Saint-Denis, dans le Quartier latin de Montréal.

Son établissement enregistre normalement un taux d’occupation avoisinant les 95 % durant la saison haute, mais depuis le début de l’été dernier, il frôle à peine les 5 %.

Selon son associé, José Marrache, il faudra attendre 2022 avant de retrouver un taux d’occupation habituel.

Du côté du groupe Épik Collection, qui détient trois hôtels dans le Vieux-Montréal, comme l’hôtel Bonaparte ou l’hôtel Épik, on pense aussi que la saison estivale risque de ressembler à celle de 2020.

« Tant qu’il n’y aura pas d’ouverture des frontières avec les États-Unis et l’Ontario ou que le voyagement n’est pas possible, c’est sûr qu’on ne voit pas un réel engouement pour [Montréal] cet été », explique Paul Ielovcich, directeur de la performance pour le groupe.

Attirer la clientèle

Selon ce dernier, les hôteliers devront continuer d’être créatifs en offrant des formules attrayantes pour donner le goût de venir à Montréal.

« Le déconfinement ne sera pas forcément suffisant, donc il faut proposer des choses à travers nos hôtels, nos restaurants, le service en chambre », soutient-il.

Ève Paré, présidente-directrice générale de l’Association des hôtels du grand Montréal, abonde dans le même sens. Elle pense toutefois que le changement de palier d’alerte va redonner vie à la ville et ramener des touristes locaux.

« Avec la réouverture des terrasses, la réouverture éventuelle des restaurants et des activités qui vont animer la métropole cet été, ce sont toutes des choses qui vont accroître le taux d’occupation cet été [qui a atteint 20 % l’an dernier] », explique-t-elle.

La folie en région

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans Charlevoix, où certaines auberges se sont remplies en quelques jours seulement, après les annonces du gouvernement quant à la réouverture progressive des régions.

« L’année dernière avait été très occupée déjà pour nous, et cet été s’enligne pour être encore meilleur », croit
Laurent Dannver, propriétaire de l’Auberge La Châtelaine, à La Malbaie.

En Gaspésie, la saison va être encore plus belle, croit Claudine Roy, propriétaire de l’Auberge sous les arbres et présidente de l’Association Restauration Québec.

« Les gens appellent, ils veulent venir, mais il n’y a plus beaucoup de places dans la région ! Ça va être un très gros été », confie-t-elle, heureuse.

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