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«Épeurant sur le coup...»

Grosse frayeur pour le pilote québécois Lance Stroll

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Photo AFP Lance Stroll a eu des sueurs froides sur le circuit de Bakou, dimanche.

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Il était le seul pilote du plateau à ne pas s’être arrêté pour changer ses pneus. Le 29e tour aura été de trop pour Lance Stroll au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

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En pleine ligne droite, le pilote québécois, qui occupait le quatrième rang, a perdu la maîtrise de son Aston Martin. À un endroit où il faut justement éviter d’avoir un accident.

Le choc a été brutal, à près de 300 km/h, estime-t-on, mais Stroll s’en est fort bien tiré. Béni des dieux, certes, parce que sa monoplace n’a pas rebondi au centre de la piste, où d’autres voitures auraient pu le frapper.

« C’est certain que ce genre d’impact est inquiétant, a-t-il raconté sur les ondes du réseau britannique Sky Sports. C’est épeurant sur le coup, mais je vais bien.

« Je suis surtout frustré de ne pas avoir terminé la course, a-t-il renchéri. Notre stratégie semblait fructueuse et nous nous dirigions vers un bon résultat. »

Une crevaison ?

Parti 19e et avant-dernier sur la grille de départ à la suite d’une touchette avec un muret de protection lors de la première ronde des qualifications (Q1) la veille, Stroll n’a pas voulu préciser les causes exactes de son abandon précipité.

La thèse de la crevaison, causée par un débris sur la piste, est la plus évoquée. À l’instar de l’embardée de Max Verstappen qui lui a coûté la victoire.

« Je ne sais pas exactement pourquoi la voiture s’est comportée de la sorte, car tout allait très bien, a-t-il rapporté. Est-ce un bris de suspension, une crevaison ou autre ? Il est trop tôt pour le savoir. »

Vettel au... septième ciel

Critiqué pour son rendement très décevant depuis le début de la saison, Sebastian Vettel a su faire taire ses dénigreurs pour un deuxième Grand Prix de suite.

Mais cette fois, c’est par une présence sur le podium, son premier avec son nouvel employeur, Aston Martin. Cette deuxième place est très prometteuse pour le quadruple champion du monde, qui a su sauver les meubles pour l’écurie britannique dirigée par Lawrence Stroll.

« Je suis au septième ciel, s’est-il exclamé à sa sortie de voiture. On s’est bien ressaisis après une qualification difficile. La voiture était performante à la fin. » 

Ce qu’il faut retenir 

Une rare erreur du champion

Lewis Hamilton n’avait pas la voiture pour gagner à Bakou, mais il a loupé une seconde place qui était la sienne à deux tours de l’arrivée.

Avant la relance, il s’est fait dire par son patron de garder son calme pour ne pas risquer de perdre des points précieux au tableau. À plus forte raison, son grand rival, Max Verstappen, victime d’un accident, venait d’être privé de 25 points pour une victoire plus que probable.

Mais tout s’est gâché quelques mètres après l’extinction des feux rouges, à la suite du deuxième départ. On a bien vu le Britannique prendre l’avantage sur Sergio Pérez avant de négocier le premier virage. Mais arrivé beaucoup trop vite, il n’a eu d’autre choix que de faire un... tout droit. Une deuxième place lui aurait permis de reprendre la tête au classement cumulatif des pilotes. Mais non, sa 15e place à l’arrivée au Grand Prix d’Azerbaïdjan s’est avérée une amère déception.

Mauvais bouton

Bon nombre d’analystes ont associé la gaffe de Hamilton au fait que les freins de sa Mercedes étaient fumants avant le signal du deuxième départ et qu’ils n’avaient plus la même efficacité.

Le septuple champion du monde s’est expliqué ainsi sur les ondes de Canal + : « Je n'ai pas réalisé que j'avais touché le bouton de répartition des freins, a-t-il avoué. J'ai touché ce bouton que j'ai sous la main sans m’en rendre compte. »

Et que dire du coéquipier Valtteri Bottas ? Malheureux 12e à Bakou, le Finlandais n’occupe maintenant que la sixième place au championnat. De mal en pis...