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Tue-le!

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« Enwèye, tue-lé » ! Au hockey niveau pee-wee, de fiers parents hurlent dans les gradins en encourageant leurs gamins à bûcher sur l’adversaire dans les coins de la patinoire. Ça commence tôt.

Ça ne changera pas

Depuis toujours, on prétend que la violence au hockey fait partie du spectacle et que le public réclame sa juste part de ces combats de gladiateurs.

Et tant que certains commentateurs décriront un geste comme celui de Scheifele à Winnipeg, mercredi soir dernier, comme étant inévitable, on sortira des joueurs sur une civière.

Protestations

Évidemment, des protestations et des appels à une sanction sévère ont fusé de toutes parts.

Jeudi midi, on ne comptait déjà plus le nombre d’interviews où des analystes et des spécialistes en traumatologie se prononçaient sur l’événement. Sans compter les lignes ouvertes où on a entendu parmi les auditeurs des parents qui réclament depuis des années que ce genre de comportement soit proscrit au hockey.

Punition sévère ?

Après examen et pour contrer la grogne, on suspend l’attaquant pour quatre matchs. Une sentence exemplaire selon les dirigeants, mais que Scheifele juge excessive, car selon lui, il s’agissait d’une mise en échec ordinaire.

On vous dira que nous sommes au hockey, pas aux Grands Ballets...

Statu Quo

Cette violence reste profondément ancrée dans la culture de notre sport national. D’autant que Paul Maurice, l’entraîneur, s’est porté à la défense de son joueur en déclarant : « Tu dois faire tout ce que tu peux pour empêcher l’adversaire de marquer. C’était un coup violent, mais c’était un coup légal ». Chez les joueurs comme chez les dirigeants de la LNH, on ne sent pas de volonté de changement.

Une victoire du Canadien n’efface en rien un tel assaut et une commotion cérébrale laissera des traces. Reste qu’en dehors de l’arène sportive, un tel geste serait passible de poursuites criminelles.