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Une piqûre qui redonne le moral aux jeunes adultes

Hiba Saadi, vaccinatrice à l'aréna Bill-Durnan de Montréal, vaccine un jeune homme le 27 mai 2021.
NORA T. LAMONTAGNE/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI Hiba Saadi, vaccinatrice à l'aréna Bill-Durnan de Montréal, vaccine un jeune homme le 27 mai 2021.

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Le vaccin contre la COVID a aussi des effets positifs sur le moral des jeunes, a constaté Le Journal au cours d’une matinée aux côtés d’une vaccinatrice et de vingtenaires qui recevaient leur première dose avec un soulagement visible. 

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«Je me sens déjà plus à l’aise», dit spontanément Hyeonmo Yang, un étudiant en sciences, quelques secondes après avoir reçu le vaccin de Pfizer, qui ne fera complètement effet que dans environ trois semaines.

Mais qu’importe. Pour lui comme pour plusieurs vingtenaires avec lesquels Le Journal­­­ s’est entretenu, la piqûre tant attendue représente le début de la fin de la pandémie.

Hiba Saadi, vaccinatrice à l'aréna Bill-Durnan de Montréal, vaccine un jeune homme le 27 mai 2021.
NORA T. LAMONTAGNE/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

C’est ce qu’a souhaité faire valoir le ministre de la Santé, Christian Dubé, dans les dernières semaines, en encourageant leur tranche d’âge à se faire vacciner.

Le gouvernement appréhendait la réticence de certains jeunes adultes, moins sujets aux formes graves de la COVID, qui aurait pu compromettre l’atteinte de l’objectif de 75% de la population vaccinée.

Mais, manifestement, certains n’avaient pas eu besoin de se laisser convaincre lors de notre passage au centre de vaccination de l’aréna Bill-Durnan, à Montréal.

«Je suis vraiment excité! Les bars m’ont manqué, mes amis aussi», s’exclame Michel Wang, 23 ans, qui s’était préparé pour le grand jour.

«Je me suis mis une camisole rien que pour le vaccin», ajoute-t-il avec un éclat de rire, en tendant son bras gauche dénudé à la vaccinatrice, Hiba Saadi.

Anesthésiste de formation en Algérie, cette dernière contribue à l’effort collectif de la campagne de vaccination québécoise depuis la mi-mars.

Deux temps, trois mouvements

Mettre les gens en confiance, c’est sa spécialité. Et cette qualité lui est particulièrement utile devant les appréhensions de certains devant les aiguilles.

« Ça va, avec les aiguilles ? » demande-t-elle systématiquement à chaque patient.

Parfois, ça ne va pas.

«J’ai peur», admet d’une petite voix Aenugu Srinivas Reddy.

«Regarde de l’autre côté, je vais être très très rapide», le rassure-t-elle, tout en parlant du temps frisquet de ce matin-là pour lui changer les idées.

Le jeune homme prend une grande respiration, serre les dents et ferme les yeux.

En deux temps, trois mouvements, Hiba Saadi lui injecte 0,3 ml du précieux liquide dans le muscle du deltoïde, puis lui pose un petit pansement. Il repart vacciné, le pas un peu plus léger.

Pas si mal

La rapidité de Hiba et le peu de douleur ressentie à l’injection du sérum en surprennent d’ailleurs plus d’un, durant les quelques heures que Le Journal a passées en sa compagnie.

«J’avais trop peur, mais finalement, c’était pas si mal», s’étonne Maria Fernanda­­­ Robles, 24 ans, juste après sa piqûre.

L’étudiante en informatique d’origine mexicaine quitte le poste de vaccination en remerciant abondamment sa vaccinatrice.

En plus d’un «merci» bien senti, plusieurs patients demandent un selfie (égoportrait) au personnel médical ou encore un portrait d’eux avec la seringue dans le bras.

«Très souvent, les gens veulent prendre une photo. Ils sont fiers», glisse Mme Saadi, qui se prête au jeu de bonne grâce.

Un incontournable

C’est que cette première dose représente un moment bien particulier dans la pandémie. «Tout a été mis sur pause l’an dernier, et [avec le vaccin], j’ai l’impression qu’on recommence à aller de l’avant», souligne Brianna Holland, 23 ans, en relevant sa manche. 

Yoann Bafale, lui, attendait impatiemment son rendez-vous depuis des mois. «Je regardais les nouvelles tous les jours pour savoir quand je serais enfin admissible», confie le grand gaillard qui étudie en sciences économiques.

Les jeunes que nous avons rencontrés sont surtout d’avis que la vaccination est tout simplement incontournable pour pouvoir espérer un retour à la vie normale.

Ne reste qu’à souhaiter que les milliers de 18-29 ans qui n’ont pas encore pris rendez-vous pour recevoir leur première dose le réalisent aussi.

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