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5 constats: Le CH: une équipe aux deux visages

SÉRIES : Jets vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Ne cherchons pas plus loin : Carey Price est la principale raison des succès du CH en séries.

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Le Canadien fait vivre de beaux moments à ses partisans depuis une semaine. Ceux-ci ne peuvent pas demander mieux : une remontée improbable contre Toronto et une avance de 3-0 sur les Jets. 

Dimanche soir, les hommes de Dominique Ducharme ont porté un dur coup aux Jets avec un gain de 5 à 1. L’équipe de Paul Maurice pourrait tomber en vacances dès lundi soir après le quatrième match de la série. 

Depuis le début des séries, on réalise une chose : le Canadien est une équipe à deux visages. C’est la suite logique de la saison régulière. Ni plus ni moins. 

Cette année, il a livré des performances inspirées, mais aussi des soirées pénibles à regarder. Contre Toronto, la même histoire s’est répétée. 

Par chance, les joueurs ont montré de la fierté et de la détermination dans les trois derniers matchs pour passer au prochain tour éliminatoire. Comme je le dis, c’est tout ou rien. 

Price change la donne

Qui est le joueur qui détermine ces deux visages ? Carey Price. 

On a critiqué son leadership, son attitude, son salaire et ses performances. Même le compte Instagram de sa femme, Angela, a été analysé à la loupe pour expliquer ses déboires en saison régulière. 

Depuis le début des séries, il est réglé comme une montre suisse. Price est tombé dans un autre mode. Celui pour lequel il est payé 10 millions $ par année. Celui d’un gardien qui fait partie de l’élite de la LNH. 

Lorsqu'il est dans cet état d’invincibilité, les défenseurs sont plus confiants. Ils serrent moins leurs bâtons lorsque la rondelle approche du filet. Ce n’est pas sorcier. 

Price a même un impact à l’autre bout de la patinoire. Jack Campbell et maintenant Connor Hellebuyck savent que leur marge d’erreur est très mince dans ces conditions. Un mauvais but et ils peuvent mettre leur équipe sur les talons. Une pression supplémentaire qui aide les attaquants du CH d’une certaine façon. 

Price n’est pas le seul à avoir montré deux visages cette saison. On peut nommer tous les joueurs de l’équipe sans exception. Par contre, depuis une semaine, ils ont enfin décidé de jouer en équipe et d’affronter les tempêtes ensemble. Dans ce temps-là, Dominique Ducharme et Marc Bergevin passent pour des génies. 

Pas sortis de l’auberge

Ceux qui pensent déjà à une conquête de la Coupe Stanley, il faut prendre une grande respiration. Et puis une autre. Il ne faut pas aller trop vite en besogne. J’ai eu l’occasion de regarder les autres séries et ça ne sera pas de la tarte. 

Si le Canadien passe au travers des Jets, il affronterait le gagnant entre le Colorado et Las Vegas. Plusieurs parlent de la finale avant le temps. Ils ont raison parce que l’intensité déployée par les joueurs des deux équipes est assez incroyable. 

MacKinnon, Girard, Makar, Grubauer ou Marchessault, Pacioretty, Stone, Fleury ? Avec le premier ou le deuxième groupe, ça serait passionnant au maximum. 

Avant de penser à ce scénario de rêve, le Canadien doit éliminer Winnipeg. Le plus rapidement serait le mieux. Pour ne pas assister au cirque « Mark Scheifele » au match no 6 ? Non. 

Si ce n’est pas cette année, il y aura règlement de compte la saison prochaine lors du premier rendez-vous entre les deux équipes. C’est de cette façon que ça fonctionne dans la LNH en 2021. C’est écrit dans le ciel. Merci, George Parros. 

Il faut surtout repousser le moment où le Canadien montrera son visage plus sombre le plus loin possible. Celui qui a inquiété le peuple pendant plusieurs semaines avant le début des séries. 

2. Rahm a vécu le pire scénario

SÉRIES : Jets vs Canadiens
Photo AFP

Malgré le déconfinement aux États-Unis, la COVID-19 rode toujours. Le golfeur Jon Rahm l’a appris à ses dépens. Au terme de sa troisième ronde au tournoi Memorial, qu’il menait par six coups, l’Espagnol a appris qu’il a reçu un résultat positif au virus après son dernier roulé de la journée. Il a été obligé de déclarer forfait. Une décision crève-cœur. Je ne crois pas qu’il y a un pire scénario pour un golfeur professionnel. Rahm avait d’excellentes chances de mettre la main sur une bourse millionnaire et sur sa première victoire de la saison. Terrible. 

3. Bazinyan est prêt pour la prochaine étape

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Photo courtoisie

Mon étoile de la soirée du gala d’EOTTM présenté vendredi est Erik Bazinyan. Ce n’est pas sa victoire expéditive qui a attiré mon attention, mais bien la façon dont il l’a obtenue. Son jab incisif et ses combinaisons ont causé des dommages. Je suis d’avis qu’il est prêt pour un combat d’envergure d’ici la fin de l’année. Il est temps qu’il affronte un adversaire du top 10 mondial afin d’avoir une bonne idée de son potentiel. On peut penser que son promoteur, Camille Estephan, est déjà sur le dossier. 

4. Clavel doit sortir de Porto Rico

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Photo Martin Chevalier

On a beaucoup parlé de Jean Pascal et de son histoire de dopage dans les derniers jours. Il ne faut pas oublier Kim Clavel, qui était également à Porto Rico dans les dernières semaines. Elle était là pour retrouver ses repères, car elle doit se battre au mois d’août. « KK » est dans une position inconfortable, car elle a toujours eu beaucoup d’admiration pour Pascal. Après ce qui vient d’arriver, elle doit éviter de retourner à Porto Rico pour son prochain camp. C’est une destination qui doit être mise sur une liste noire pour les entraîneurs québécois. 

5. Félix se met trop de pression

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Photo AFP

Félix Auger-Aliassime n’a pas fait long feu au tournoi de Roland-Garros. Une autre élimination au premier tour, sa deuxième en autant d’années. J’espère qu’il profitera des prochaines semaines pour prendre un peu de recul. On sent qu’il est tendu sur le terrain. Lorsqu’il l’est moins, il est capable de réussir des coups de qualité. La différence a été remarquable durant sa défaite contre Andreas Seppi. FAA se met tellement de pression sur les épaules qu’il oublie d’avoir du plaisir sur le terrain. Il faut qu’il revienne à la base pour se relancer.