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Des assouplissements trop hâtifs, selon un expert

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Les régions vertes ou jaunes pourront commencer à délaisser le masque au travail sous certaines conditions, selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST). Une bien mauvaise idée d’après Steeve Tremblay, consultant en santé et sécurité au travail.  

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«J’étais très surpris d’entendre ça ce matin, alors que le 8 avril dernier la CNESST avait pris le pas sur la santé publique en exigeant le port du masque obligatoire en tout temps dans les lieux de travail, et non seulement à moins de deux mètres, mais aussi pendant toute la journée de travail», dit-il. 

M. Tremblay explique que même si on a une baisse des cas en ce moment au Québec, ça ne veut pas dire que la pandémie est terminée. Il note que cette baisse des cas est grâce à l’efficacité des mesures. 

«C’est pour ça qu’il faut continuer de les respecter. J’invite les employeurs et les travailleurs en milieu de travail de continuer quand même d’appliquer quand même le port du masque, la distanciation physique et le lavage des mains même si la CNESST a levé ça», dit-il.

Jouer avec le feu

Selon M. Tremblay, lever les restrictions en milieu de travail, c’est jouer avec le feu, surtout avec les variants en circulation. «On sait que la vaccination ne nous empêche pas de l’attraper ou de le donner. Quand on entend les messages qu’on lève tranquillement les mesures sanitaires, c’est comme si la pandémie n’existait plus. Et on risque de se retrouver au même point que l’an passé», prévient-il. 

Il explique qu’avec la levée de certaines mesures sanitaires, en milieu de travail, on risque de se retrouver à la rentrée avec une hausse significative de cas. «On risque de se retrouver au même point de départ que l’an passé avec tous les efforts qu’on a fait. Je pense ici à tous les restaurateurs qui ont dû fermer pendant au moins 9 mois, les bars, les gyms... Je pense que c’est important d’inviter les gens à la prudence tant que la pandémie n’est pas terminée», note-t-il. 

M. Tremblay dit qu’il s’est entretenu plus tôt lundi avec des gens à la santé publique et des inspecteurs à la CNESST dans différentes régions administratives, et qu’eux aussi ont été surpris de ces nouvelles directives. 

Il note que les milieux de travail ont investi massivement dans les mesures sanitaires, et qu’il y a encore des cas en circulation.

«On ne veut pas être obligés de fermer nos milieux de travail parce qu’il y a des éclosions, ce sont des pertes financièresf et des atteintes à la santé des gens», dit-il. 

M. Tremblay explique que de mettre le masque sous certaines conditions risque de ne pas fonctionner. «C’est difficile lorsque vous êtes sur un chantier de construction par exemple. Vous commencez à travailler, vous êtes seul, vous ne portez pas le masque, et là ils vous obligent à être deux pour faire la job, vous ne retournerez pas dans votre camion pour aller chercher un masque. Ça ne veut pas dire que la situation va empirer, mais on ouvre une belle porte au virus et ses variants pour la contamination sur les chantiers et dans les milieux de travail.»

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