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Près d’un Québécois sur deux veut protéger davantage le français

Ils jugent le projet de loi caquiste insuffisant pour renverser le déclin

Cegep Champlain St. Lawrence
Photo d'archives Les Québécois se disent en accord, à hauteur de 58 %, avec l’application de la Charte de la langue française aux cégeps.

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Les Québécois souhaitent aller plus loin que la réforme de la Charte de la langue française proposée par le gouvernement Legault, notamment en imposant la loi 101 aux cégeps, révèle un nouveau sondage. 

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Caquistes et péquistes se relancent à coups de sondages sur les solutions au déclin de la langue française au Québec. 

Notre Bureau parlementaire révélait récemment que le gouvernement Legault avait en poche, au moment de présenter sa réforme de la loi 101, un sondage démontrant un appui massif des Québécois aux mesures qu’il comptait annoncer. 

Aujourd’hui, le PQ réplique avec son propre coup de sonde, réalisé par la firme Léger.  

  • Écoutez la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, sur QUB radio:  

Prêts à aller plus loin

Les résultats confirment l’inquiétude des Québécois pour l’avenir de la langue française : 64 % de la population estime qu’il y a « actuellement un déclin de la langue française au Québec ». Cette proportion grimpe à 78 % chez les francophones, mais seulement 16 % des anglophones partagent la même préoccupation. 

Mais surtout, 46 % des personnes sondées estiment que le projet de loi 96, présenté par le gouvernement caquiste pour réformer la Charte de la langue française, n’est pas « suffisant pour renverser la tendance du déclin du français au Québec ». 

Il faut toutefois noter que 31 % des répondants ont refusé de répondre ou étaient incapables de se prononcer. À l’inverse, seulement 24 % ont confiance que le gouvernement Legault pourra renverser le déclin avec sa réforme. 

« Mesures pas suffisantes »

Paul St-Pierre
Plamondon.
Chef du
Parti québécois
Photo Stevens LeBlanc
Paul St-Pierre Plamondon. Chef du Parti québécois

Pour Paul St-Pierre Plamondon, ces résultats démontrent que les propositions de sa formation répondent mieux aux préoccupations des citoyens. 

« Il n’y a que le Parti québécois qui représente ces 46 % qui pensent – à juste titre, à notre avis –, que les mesures ne sont pas suffisantes », dit le chef péquiste. 

Le PQ souhaite notamment imposer aux immigrants une connaissance préalable du français, en plus d’interdire aux francophones et aux allophones de fréquenter un cégep de langue anglaise au Québec. 

Loi 101 au cégep

Sur ce dernier point, le nouveau coup de sonde porte à 58 % le nombre de personnes qui se disent « d’accord avec l’application de la Charte de la langue française (loi 101) aux cégeps ». 

L’automne dernier, une question plus directe de la Fondation Lionel-Groulx (« Réserver la fréquentation des cégeps anglophones aux étudiants ayant fait leur secondaire en anglais ») avait récolté seulement 47 % d’appuis. Mais Paul St-Pierre Plamondon estime que, entre les deux sondages, la question a fait l’objet d’un débat dans les médias. « Et, clairement, à force d’en débattre, de réfléchir, ça a un impact sur l’opinion publique », dit-il.  

  • Écoutez la chronique de Mathieu Bock-Côté au micro de Richard Martineau sur QUB radio:

Les résultats du sondage  

À votre avis, le projet de loi 96 déposé récemment par le gouvernent du Québec pour protéger la langue française sera-t-il, dans son état actuel, suffisant pour renverser la tendance du déclin du français au Québec ?     

  • Oui: 24 %    
  • Non: 46 %    
  • Ne sait pas / Refus: 31 %        

Êtes-vous d’accord avec l’application de la Charte de la langue française (loi 101) aux cégeps ?    

  • Oui: 58 %    
  • Non: 30 %    
  • Ne sait pas / Refus 13 %        

Méthodologie : Sondage web réalisé par la firme Léger auprès de 1004 Québécois(es) pouvant s’exprimer en français ou en anglais, du 28 au 30 mai 2021.

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