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Prix Juno: pas de prix pour les Québécois

Des discussions sont toutefois en cours avec Montréal et Québec pour y présenter le gala des Juno

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Pendant que les Québécois repartaient bredouilles du gala des prix Juno, dimanche soir, le grand patron de la fête annuelle de la musique canadienne a révélé que des discussions sont toujours en cours pour amener l’événement au Québec, mais pas avant 2024.

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« Nous adorerions que ça se concrétise », a fait savoir le président de la Canadian Academy of Recording Arts and Sciences (CARAS), Allan Reid, lors d’une conversation avec les médias francophones qui couvraient l’événement, hier.

Il y a deux ans, lors de la présentation des prix Juno, à London, M. Reid avait déjà confirmé au Journal que des échanges avaient eu lieu avec des représentants de la Ville de Québec. Le Centre Vidéotron était dans la ligne de mire.

Hier soir, il a laissé entendre que Montréal était aussi dans la course. Allan Reid a cependant indiqué qu’une première présentation au Québec en plus de 50 ans ne pourrait avoir lieu avant 2024 puisque les Juno auront lieu à Toronto en 2022 et que les plans sont arrêtés pour 2023.

Le Québec balayé

Si le projet se concrétise, il faudra certainement que la CARAS fasse une plus large place aux artistes du Québec, les francophones en particulier. 

Comme c’est trop souvent le cas aux Juno, aucun artiste de chez nous n’a été invité à chanter lors du gala télévisé d’un océan à l’autre, hier soir. En outre, Céline Dion, Leonard Cohen et Les Cowboys Fringants – le groupe constituait la seule présence francophone de la soirée puisque Céline Dion était en lice pour un album en anglais –, ont tous échoué dans leur tentative de remporter un des six Juno à l’enjeu.

Lors de la soirée d’ouverture de vendredi, quand la majorité des 43 prix ont été remis, le Québec a mis la main sur six Juno, dont deux seulement pour des francophones, Louis-Jean Cormier et Klô Pelgag, qui en a profité pour déplorer l’absence de français au gala d’hier.

Décisions difficiles

Allan Reid a reconnu que des efforts doivent être faits, et ont déjà été faits (il a rappelé que Cœur de pirate et Loud avaient chanté au gala de 2019), mais que des décisions difficiles doivent être prises chaque année.

« En raison de la présentation de deux prix spéciaux cette année, nous avons dû réduire de douze à huit le nombre d’artistes en performance au gala télévisé, ce qui fait en sorte que nous n’avons pu avoir de francophones cette année, mais nous étions excités d’avoir une performance de Klô à la soirée d’ouverture. »

Avec cinq trophées, The Weeknd a été le grand gagnant de cette 50e présentation des prix Juno. Il a notamment battu Céline Dion dans les catégories Artiste et Album de l’année.

Les gagnants   

  • Artiste de l’année
    The Weeknd  
  • Album de l’année
    After Hours, The Weeknd  
  • Choix du public
    Shawn Mendes  
  • Révélation artiste
    JP Saxe  
  • Album pop
    Changes, Justin Bieber  
  • Enregistrement R&B traditionnel/soul
    Solid, Savannah Ré  
  • Temple de la renommée de la musique canadienne
    Jann Arden     

  • Une autre étoile planétaire canadienne, Justin Bieber, a lancé le gala en chantant Somebody. Il a par la suite remporté le Juno Album pop de l’année pour Changes.  
  • Shawn Mendes a notamment été préféré à The Weeknd, Bieber et Les Cowboys Fringants par les Canadiens appelés à voter pour le Juno Choix du public.  
  • Ni The Weeknd, ni Justin Bieber, ni Shawn Mendes ne se sont rendus disponibles, même virtuellement, pour accepter leurs prix.  
  • La soirée a pris fin sur une note nostalgique. Le groupe The Tragically Hip, accompagné pour l’occasion de Leslie Feist, a offert sa première performance depuis la mort de son chanteur Gord Downie. Les Hip ont aussi reçu un Juno récompensant leur travail humanitaire.  

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