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Immobilier et emploi: ça va finir par exploser

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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S’il est une chose qu’on ne pourra jamais reprocher à nos gouvernements pendant cette pandémie, c’est d’avoir manqué de générosité.

Peut-être que certaines mesures n’étaient pas bien ciblées, mais elles ont toutes été généreuses, probablement trop.

Résultat des courses ?

Le fragile équilibre est rompu dans les marchés de l’immobilier et de l’emploi.

Vivre au-dessus de ses moyens

Depuis un an, le marché de l’immobilier est complètement survolté.

Les maisons se vendent un prix de fou et tout le monde hurle que « c’est tellement cher que c’est pas achetable ». 

Bizarrement, les gens achètent encore des maisons.

Comment font-ils ?

Ils s’endettent ! 

Les taux d’intérêt sont au plancher, plusieurs se disent : on serait fou de s’en passer.

De l’autre côté de la clôture, les entreprises peinent à recruter.

Les candidats pour les emplois sont rares et gourmands. 

Coudonc, ils sont passés où, les travailleurs ?

C’est vrai que le taux de chômage était bas avant la pandémie et que les mesures d’aide comme la PCU et la PCRE ont contribué à démotiver certains travailleurs, mais un jour ou l’autre, les gens vont avoir des factures à payer !

  • Écoutez l'entrevue avec Jean-Philippe Meloche, professeur agrégé à l'Université de Montréal avec Richard Martineau sur QUB radio :

Quelque chose va craquer

Nos amis anglophones ont une expression pour ça : Something’s gotta give

En bon français, il y a quelque chose qui va péter quelque part.

On se retrouve aujourd’hui dans un contexte où les Québécois dépensent comme rarement dans le passé, mais refusent de travailler plus. 

Depuis quatre ou cinq ans, demandez à n’importe quel employeur s’il trouve facilement des employés et vous verrez... 

La reprise des activités, la fin des soutiens gouvernementaux et la hausse des taux d’intérêt vont bientôt mettre au jour le vrai visage de notre économie. 

Sans travailleurs et sans soutien gouvernemental, les entreprises vont fermer.

Si trop d’entreprises ferment, comment est-ce qu’on va financer ça, ces belles maisons-là ?