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Loi sur la santé: le gouvernement Legault saute les étapes, selon le PLQ

Loi sur la santé: le gouvernement Legault saute les étapes, selon le PLQ
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Le ministre de la Santé, Christian Dubé, met la charrue avant les bœufs en proposant une réforme de la loi sur la santé avant d’avoir mené une enquête indépendante sur la crise de la COVID-19, estime l’opposition officielle.

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«J'aurais aimé qu'on fasse les constats avant de pouvoir aller de l'avant. Donc, je trouve que cette approche-là est préoccupante», a réagi la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

Dans une entrevue avec notre Bureau parlementaire publiée mardi, le ministre Christian Dubé dit vouloir moderniser la «vieillotte» loi sur la santé afin de conserver une partie des pouvoirs conférés par l’urgence sanitaire, qui permettent de gérer plus efficacement le réseau.

Si Dominique Anglade s’est dite «toujours ouverte à la consultation», elle a affirmé craindre que le gouvernement tente «d'avoir plus de gré à gré [...] d'embrasser très large» grâce à la modernisation de la loi.

«Je trouve qu'on saute beaucoup d'étapes et la transparence devrait être au rendez-vous, ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent», a-t-elle indiqué.  

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille, avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:   

Devant les critiques des partis d’opposition, le ministre Christian Dubé a défendu son idée d’une réforme en insistant sur les besoins du réseau de la santé.

«On gère entre 45 milliards et 50 milliards de dollars par année [au ministère de la Santé], c'est 1 milliard de dollars par semaine. On n'a pas les moyens d'attendre trois semaines pour une réponse quand on veut prendre des décisions de gestion, c'est aussi simple que ça», a expliqué le ministre de la Santé et des Services sociaux.

À Québec solidaire, on lui demande tout de même de «clarifier rapidement ses intentions».

«Personne n’est contre la modernisation, mais ça ne doit pas rimer avec privatisation. Dans les dernières années, sous prétexte d'“efficience”, le gouvernement a souvent privatisé», a dit Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire.

Pour lui, une meilleure gestion des hôpitaux et des CHSLD doit d’abord viser «le mieux-être des patients». Le parti dit aussi qu’il n’acceptera «aucun compromis avec la protection des données personnelles».

Du côté du Parti québécois, on dit vouloir laisser au ministre de la Santé la chance de présenter son projet. Mais le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, a exprimé d’emblée son souhait de voir le gouvernement consulter les partis d’opposition.

«Le système de santé est un système qui a été bardassé, qui a fait l'objet de multiples réformes [...] Pendant ce temps-là, bien, on a moins de temps pour la mission principale que sont les patients», a-t-il souligné.

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